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Prénom_Nom: Ethan_Kaulins
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Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Jeu 19 Oct 2017, 21:45



"Je ne lui arrivais même pas à la cheville. La différence entre lui et moi était insurmontable. Quand bien même j'étais capable de m'approcher, il me rappelait ce qui faisait sa renommée auprès de ceux qui voulaient le voir mort. J'étais comme Alice au pays des merveilles, dont le seul compagnon était un homme monstrueux au sang écarlate sur les mains."










Je me relevais difficilement. Ma tête semblait être une réunion agitée où chacun tentait de prendre le dessus sur une conversation où les mots étaient des cris. Je me frottais les yeux sous cette fumée opaque qui étoufferait quelqu'un d'inattentif. Derrière les débris je cherchais mon chemin pour rejoindre l'air frais de l'extérieur. Mes mains me brûlaient à chaque décombres que je déplaçais. Espérant me rapprocher de l'air frais à chaque centimètre que j'avalais. C'est enfin derrière les restes d'une poutre que j'arrivais à me relever. Les voyant alors face à face comme si rien d'autre n'était important pour eux. Là où la décoration était harmonieuse, où la lumière arrivait à faire son bout de chemin pour éclairer chaque pièce qui semblait plus accueillante les unes que les autres, il n'en restait rien. Il n'y avait plus que le crépitement des flammes et la chaleur des braises comme taie d'oreiller. Il ne restait plus que les cendres des livres d'histoires et la poussière de mon sac de cours.

Ils ne faisaient plus attention à rien d'autre que leur propre existence. Je prenais mon souffle en main pour hurler leur nom qui se vit couper par la chute de plusieurs tuiles, me séparant de nouveau de deux hommes voués à s’entre-tuer. Je cherchais une nouvelle sortie qui se dévoilait sur ma droite, où je rejoignais alors le couloir qui n'était que l'antre des enfers. Lindsey se trouvait entre-elles, après une chute des escaliers qui l'amena dans cet état d'inconscience. Je saisissais son haut, ramenant un de ses bras sur mes épaules avant de la tirer vers la sortie. Au loin on pouvait voir les gyrophares de Los Angeles s'exciter en notre direction, grillant n'importe quel feu pour intervenir sur un incendie dans Richman. Il fallait bien payer les impôts et les riches étaient là pour ça.

Je reprenais mon souffle, saccadé par une toux sèche causée par la poussière et les flammes. J'y retournais. J'en mourrai peut-être mais je ne voulais pas que mon bonheur s'arrête comme ça. Je les retrouvais de nouveau, et j'hurlais leur nom entre la vie et la mort. Ethan rencontrait enfin un ange, mais ce n'était pas celui qu'il aurait espéré. Increvable, il ne pouvait rien faire face à celui de la mort. Cet ange trop sombre qui ne souriait pas. Qui n'ajoutais rien après avoir eu les réponses espérées. Il se contentait de vouloir le tuer. Et il le ferai certainement. Et je ne voulais pas. Je refusais en prenant un courage qui me semblait perdu. Il avait déjà tué des gosses, alors pourquoi devais-je me jeter sur lui. Je n'avais pas la réponse à cet instant précis alors que j'embrassais son regard morbide, bras ouverts en sa direction tandis que mes pieds quittaient le sol pour atteindre sa taille.

Je ne savais pas si Ethan avait réagit. Il m'a semblé que non, il ne savait pas quoi faire et ne voulait pas mourir bêtement. Son visage s'était décomposé en me voyant.

Il a crié mon nom.

Et j'étais sereine.











Chapitre I-I:
Tiens, ça devrait t’aider pour finir les exercices de demain!
- Woah merci Cal c'est cool!


On s'échangeait quelques regards complices lui et moi, comme si nous avions toujours étés amis. Sur le retour de l'établissement, nous marchions sans réellement nous soucier du reste du monde, comme une enfant de mon âge devait avoir pour habitude de faire. Ca ne faisait même pas un mois que je m'y trouvais en rattrapage sur mes seize années précédentes et pourtant, nous nous entendions bien. Les choses s'étaient bien calmées et personne n'en savait rien dans mon entourage. Nous venions de nous séparer, trainant des pieds, comme le retour à la normale. J'empruntais une nouvelle fois la direction de la ruelle pour rentrer dans l'appartement, saluant le même chat abandonné d'une tentative désespérée de le caresser. Les poubelles lui suffisait, et il ne semblait pas avoir besoin de compagnie. Je remettais ma frange correctement en place, en soupirant un peu plus tandis que je me redressais. Mon sac pendait le long de ma main alors que j'observais la fenêtre de la cuisine d'en bas. Elle était ouverte et pas un son ne s'en échappait. C'était d'ailleurs bizarre, car habituellement à cette heure-ci, devrait y avoir un peu d'animation entre Mark et Lindsey qui se prenaient constamment la tête. A croire qu'ils n'étaient pas encore rentrés.

Je tournais la poignée qui menait aux marches débouchant sur la porte de l'appartement et je les enjambais deux par deux. Pas pressée mais pas lente non plus. Puis je finissais mon escalade face à l'entrée où le luxe était un terme abjecte et totalement oublié ici bas. Pas de bruits hormis celui de mon sac que je laissais tomber. J'avais rangé le .44 Magnum de Vince dans une commode après avoir choisi quel serait mon bonheur actuel, qui était remplacé par un stylo en guise d'arme. Si pour certains le sang se versait facilement, je prenais plaisir à verser de mon encre par la plume, naviguant sur mes journées comme ne les ayant jamais vécues, par peur que ce ne soit qu'un rêve. J'entrais dans la cuisine où je constatais Ethan alors endormi sur un canapé miteux, comme a son habitude. Le plaid était par-terre et je n'arrivais pas à reconnaître la cause de ses tremblements. Par précaution, je m'approchais lentement avant de le remettre sur lui, toujours fatigué de ses allés-retours à l'hôpital. L'écran cathodique de la télévision passait en boucle les chaines d'informations sur les événements produits. Ils criaient haut et fort que le LAPD n'était plus qu'un gang mené par les deux pires chefs jamais connus. Ils en profitaient aussi pour repasser les témoignages d'une femme qui se faisait malaxer le cerveau pour accrocher l'audimat.

Jason Hawks à tué mon fils...

J'avais déjà entendu ce nom une trentaine de fois en moins d'une journée. Si il se retrouvait dans le même cas qu'Ethan, c'était certainement par la force des événements. Malheureusement il ne m'en parlais pas, comme si il était obligé de garder le silence. J'étais au courant pour ce qu'il avait fait avec cette Kaya, et tout ce qu'il avait pu partager avec, mais certains détails restaient sous scellés. Un secret qui lui coutera la vie, et celle de ceux qui l'apprennent. Et je m'asseyais alors aux pieds de l'endormi, contemplant la manipulation de masse engendrée par ceux qui protestaient désormais contre ceux qui ne faisaient que leur travail.

Monsieur Kaulins à trainé dans des affaires criminelles il y a cinq ans! Comment un tueur comme lui à pu être à ce poste?!

Et il s'en vantait toujours. Il le disait lui-même que pour penser comme tel, il fallait le devenir. C'était un choix qu'il s'était imposé pour clore une enquête. Et lors de son enfance, c'était une excuse pour être employé pour la seule chose qu'il savait faire à l'époque. Être capable de tout, pour une seule personne. Je me demandais si nous aurions pu avoir cette même relation lui et moi. Lui offrir ma vie sous couvert de répondre à ses attentes. Mais au final, nous ressemblions plus à une quelconque famille sans aucun lien entre lui et moi. Je le gardais chaque soir lorsqu'il tombait dans les bras de morphée. Il s'occupait de m'amener en cours sans rester face aux regards des enfants qui le reconnaissaient de part les informations. Il était passé de chef assistant renommé pour ses actes à criminel, renommé pour ses actes. Tout était une question de point de vue, et le FBI s'en moquait.

Ils étaient en liens avec les Fitzermann!

Je venais d'avaler en trois minutes, bien plus de gerbe qu'un affamé au bord de la rupture. J'éteignais la télévision, prenant une canette dans le frigo avant de ressortir en soupirant.


Chapitre I-II:
Tiens! La protégée de Kaulins.
- Tiens... Gros nénés est passée faire coucou...


Elle me regardait de haut elle et sa mèche rebelle sur le devant de son visage. Elle était fière de me déranger alors que j'observais le chat dévorer sa nouvelle trouvaille dans les déchets. Je n'étais pas plus enjouée que ça à l'idée de me faire tenir la conversation avec une femme qui en avait bien plus dans ses intentions qu'elle ne le laissait paraître. Puis elle s'approchait un peu plus avant de s'installer à coté de moi sur la même marche. Malgré mon envie de l'avoir si près comparable à celle d'un obèse maladif à faire un régime, elle s'installait bien plus que confortablement sur ma gauche, nonchalante et dérangeante au possible. Elle attendait que je lui demande ce qu'elle faisait là, si bien que ses dernières réponses étaient à peu près les mêmes. Elle n'ajoutait rien, en constatant que je me perdais un peu plus dans ce chat qui n'en finissait pas de faire les poubelles.

Bon... Vous faites quoi ici?
- Mon travail.
- Votre travail consiste à trainer avec une fillette sur les marches d'un appartement, paumés dans un couloir où les dealers trainent?
- Fascinant le FBI hein?
- Non... Pas vraiment.
- Kaulins est debout?
- Il dort encore donc c'est un peu loupé.
- Il est sorti depuis dix jours?
- J'en sais rien, j'ai cours moi...
- Ah c'est vrai.


Elle était au courant déjà bien avant que je lui fasse la remarque et pourtant elle me répondait aussi intéressée qu'un cocu qui aurait appris la même journée qu'il était en soins palliatif et qu'il n'en avait plus que pour deux heures. Je n'ajoutais rien donc, la laissant à faire son choix alors que je me redressais pour finir au plus vite cette connerie que d'être à moins de dix mètres d'une femme qui passait la plupart de son temps libre à nous surveiller, laissant aux médias la liberté de rendre la vie d'un homme plus cauchemardesque qu'elle ne l'était déjà. Je me redressais alors après avoir fini ma canette de soda que j'envoyais dans le container d'en face, je lui tournais le dos en retournant à l'intérieur. Mais elle me suivrait certainement comme cette sangsue avide qui ne lâche rien et qui plante ses crocs un peu plus dans la chair. Elle devait certainement se toucher en constatant qu'il ne restait rien de l'esprit combatif d'Ethan, qui laissait probablement le destin faire des choix pour lui.

Puis avant de disparaitre dans ce couloir, j'observais sur ma gauche Mark et Lindsey arriver dans la ruelle comme de bons amis qui venaient prendre des nouvelles de leur camarade alité. On avait tout d'une famille simple, du moins, l'image qui en sortait était tout bonnement ce statut de famille.

Cal! Comment ça va ma belle?
- Bien merci.


Pour son âge il était encore en forme. Un bel habit fait sur mesure, des cheveux courts, gris et noirs bien coiffés en arrière, une barbe taillée par le meilleur barbier du coin et certainement un compte en banque garni de zéros. Il ne faisait pas peur, il était même avenant pour un homme âgé. Il semblait connaître un nombre inconcevable de choses et s'en donnait à coeur joie pour en parler. Il avait tout de l'accomplissement social que l'on voyait dans les magazines.

Oh je vois, tu attendais du monde.

La décérébrée de Quantico la ramenait encore une fois, comme si il fallait donner de l'importance à sa présence. Elle dévisageait alors le couple face à moi avant que Mark ne prenne les devants, comme se sentant obligé de faire trembler ses tympans.

Enchanté Mademoiselle. Mark Fitzermann.
- De même, je m'appelle-...
- Oh et Cal! Comment s'est passé ta journée?


Il lui avait coupé la parole en lui montrant clairement qu'il se fichait de savoir qui se trouvait en face de lui. Sous ces airs de gentleman se cachait quelqu'un qui avait réussi à faire trembler Ethan pour des raisons que j'ignore, bien que les rumeurs disent que de tous, c'était le pire. Il la regardait alors avec un regard brillant qui mélangeait la joie de vivre avec toutes les vies qu'il avait retiré dans son existence.

Chapitre I-III:
Vous saviez qu'elle était du FBI hein?

Il venait ouvrir un peu plus les yeux en me dévisageant, comme si il apprenait quelque chose qu'il ne fallait pas. Puis en guise de réponse, il ne se retenait pas de rire en face de moi. Autour de cette table de cuisine délabrée, nous nous étions installé tranquillement en attendant qu'Ethan émerge de ses rêves bizarres et nous rejoigne entre deux moments de lucidité et d'efforts.

Tu sais! C'est pas les fédéraux qui vont me poser problème! Je n'ai rien fait dans les grandes lignes!
- Hein? Non... Je voulais pas dire ça comme ça mais avec ce qu'ils disent aux infos...


Il s'arrêtait nettement de rire avant de reprendre un air plus sérieux qui lui sciait tant bien. Il observait le cadavre ambulant se redresser du canapé, une tête profondément ancrée dans un cul. Mark venait laisser échapper un soupir audible avant de croiser les mains tant et si bien que je ne l'aurai jamais imaginer prendre une pose de ce genre. Dans la salle de bain, Lindsey se refaisait une beauté, nous laissant nous trois, s'attarder sur des sujets qui n'en valaient pas forcément la peine. Mais nous aimions remuer ces vieux dossiers, comme pour ne jamais oublier. Pour que jamais ils n'oublient.

Kaya est un sujet sensible Cal.
- Je le sais et je voulais vraiment pas m'attarder dessus.
- Ce qu'elle à vécu jusqu'à sa mort... C'est grâce à Kaulins et à personne d'autre.
- Mais pourquoi ils en parlent si mal de vous?
- Parce que c'est ce que nous étions.
- Hein?
- Tout à changé avec Ethan. Il avait deux rôles importants et les a joué à la perfection.
- Je comprend pas...
- Tu le saura bien assez tôt, mais ce n'est pas à toi de chercher les réponses... Si il veut te les donner, il le fera.


Et je n'ajoutais rien. Son éloquence était parfaite. Elle collait avec son timbre de voix doux et chaleureux. Il était impensable de croire qu'Interpol était à son cul depuis bientôt vingt ans sans jamais avoir réussi à l'attraper une seule fois. Ethan nous avait rejoint, tirant la chaise en profitant de son geste pour drainer une gorger d'eau d'une bouteille à bas prix. Il se laissait tomber dessus comme fatigué de vivre, ou de dormir, tout était relatif. Il émergeait lentement en rétorquant.

On ne dévoile jamais sa botte secrète, même à ses amis.

Je ne comprenais pas le sens de sa phrase mais il semblait bien s'entendre avec Mark qui lui souriait sous un regard naturel qu'il n'arrivait pas à cacher. C'étaient deux monstres médiatisés qui ne se parlaient pas tant que ça, mais qui restaient constamment sur la même longueur d'onde.

Je présume que la badgée à voulu me voir.
- Oui, elle était avec moi sur les marches de l'appartement.
- Elle t'a dit ce qu'elle voulait?
- Pas du tout.
- Elle reviendra comme tous les jours.


Et je m'efforçais d'acquiescer à cette dure réalité. Il avait été suspendu par les services fédéraux de porter son badge ou même l'uniforme. Ils estimaient que son lien avec Hawks n'atténuaient pas les circonstances et qu'il fallait des exemples. Il avait clairement tout perdu, mais en un sens, il avait aussi gagné le droit de se reposer jusqu'à ce que l'enquête soit close.

Elle joue sur les deux fronts.
- Comment ça?
- Si elle est chargée de l'enquête, je ne vois pas pourquoi elle ne serait pas chargée de celle qui implique Jason.
- Tu pense que les questions qu'elle avait posée à l'hôpital ont un lien?
- Clairement, je suis désavantagé.


Et nous venions à parler de tout et de rien. Surtout de ma journée passée en cours où j'apprenais un peu plus l'histoire de l'Amérique, à diviser par des formules improbables qui me serviraient probablement jamais. A parler de Steven qui était mignon mais un peu bête et du fais que je lui avais passé mes cahiers pour qu'il rattrape ses notes oubliées. Et l'on riait de la réaction d'Ethan qui s'offusquait presque car je me faisais de bons camarades de classe.

Je me doutais de loin de savoir ce qui arrivait dans l'ombre. Je n'entendais pas les échos du Diable qui s'approchaient lentement de tout ce que devenait ma vie. Cette vie tranquille qui me convenait deviendrait un enfer, et j'étais encore trop faible pour empêcher ça.







Chapitre II-I:
Vas y Cal tu nous accompagne? On a trouvé un super spot!
- Ah! Euh, je sais pas si mon tuteur sera d'accord...
- Allez viens avec nous pour une fois! Tu lui dira qu'en rentrant!
- Mais j'veux pas me faire engueuler!


Nous étions une bande de branleurs en bon et due forme. Les cours se finissaient juste et nous sortions avec nos sacs sur le dos pour clore nos heures d'études. Steven menait la marche sur le petit groupe que nous étions et je le suivais en me fondant aux autres. Comme une fille timide mais impliquée, et ça me ressemblait en tout point. Nous longions les rues de Market Street, passant devant la ruelle dans laquelle je vivais. Ethan était accoudé sur le haut de l'appartement, une cigarette en bouche avant de me croiser du regard. En un instant j'avais tout mes remords qui arrivaient à la surface en comprenant qu'il m'attendait. Je m'arrêtais quelques instants, laissant les autres prendre de la marge sur leur avancée et il comprit mes intentions. Il venait me sourire simplement en fermant les yeux, me faisant signe d'y aller. Et pourtant je restais là sans bouger.

Alors tu viens?!

Je retournais mes yeux sur ma droite en constatant qu'ils m'attendaient avant de prendre la prochaine rue à droite. Je me secouais la tête quelques instants avant d'acquiescer d'un hochement. J'en profitais pour remettre une mèche en arrière et j'accourais vers eux sans crainte. Comme si à nous cinq nous étions les maîtres du monde. Des enfants rois dans une ville en proie aux flammes.

J'ai grillé mon père avec ses films de boules sur l'ordi! C'était du grand n'importe quoi!
- Ah l'vieux porc qui doit se toucher devant!
- Mais clairement!


Des conversations en toutes sommes banales pour des garçons de leur âge. Nous trainions derrière avec les filles qui discutaient un peu plus de culture et de films comparable à 50 Shades of Grey qu'elles avaient regardés avec leur mère ou leur soeur la veille. Et dans le lot, j'avais l'impression de vivre une vie normale et sans intérêt. Mais c'est ce qui faisait le charme de ce style de vie. Nous remontions à la sortie du bus vers les collines qui étaient surplombées d'un gigantesque manoir en vente depuis quelques années. C'était aussi l'observatoire de Los Angeles et à ces heures-ci, personne ne trainait là bas.

Et toi, tu fais quoi demain?
- Hein?
- Tu fais quoi demain?
- Ah... Euh... Je sais pas pourquoi?
- On s'est dit qu'avec Laureen, on aurait pu aller sur Marina pour se baigner.
- Ah...


Et sans prêter attention au reste, alors que je réfléchissais à ce que nous allions faire le lendemain, j'ouvrais un peu plus les yeux face à la vue qui se dévoilait devant moi. Derrière les pins se surplombaient un peu plus d'immeubles et de gratte-ciels. La ville en soirée était illuminée par de nombreux halos qui s'agitaient dans certains quartiers. Nous étions insouciants, et nous étions ébahis par ce spectacle. La citée des anges brillait de mille feux et y déclenchait mon intérêt.

Nous posions nos affaires sur notre droite, et nos derrières sur la pelouse qui avait dût être tondue la veille. Nous prenions de grandes bouffées d'air que l'on expirait par la suite sans plus parler. Steven en avait profité pour sortir son portable et y mettre de la musique. Nous avions tout d'une bande de gosses, et nous nous sentions comme des rois au delà de ces immeubles.

Chapitre II-II:
Au fond, je n'étais pas réellement à l'aise. Plus le temps s'écoulait, et plus j'avais l'impression de ne pas avoir ma place dans ce petit groupe d'élèves en rattrapage. Certes, chacun avait une raison de se raccrocher à la normalité, néanmoins, je doutais du fait qu'ils passaient leur soirée, leur repas, leur vie en compagnie de criminels de renommée. Je ne leur en voulait pas d'être ce qu'ils étaient. Ethan n'a pas forcément eu le choix et Mark avait une entreprise qui profitait à beaucoup de monde. Faire le mal pour quelques instants de bien, c'était un peu leurs idées.

Je les décortiquais un par un des yeux en m'imaginant ce qu'ils faisaient lorsqu'ils n'étaient pas ensemble. Peut être que Laureen s'est faite abuser par son père avant qu'il ne finisse derrière les barreaux. Peut être que Steven à grandi dans les blocs de Compton puis s'en est tiré avec son vieux au prix de certains sacrifices. Peut être que j'ai grandi dans un groupe organisé et que j'ai manqué de faire sauter la seule personne qui avait accepté de m'aider, avec son bar et son appartement.

Eh beh, Cal t'es ailleurs?
- Hein?


Je retournais ma tête en direction de Steven et Jonah qui se moquaient de ma bouche entrouverte face aux spots lumineux. Ils se faisaient des signes déplacés et se marraient bien en dehors de tout complexe. Mary et Laureen, elles, faisaient un selfie dos à nous, comme deux bonnes amies de longue date qui partageaient un tas de chose ainsi que les quatre cent coups. Quelques instants après, nous étions conviées à se redresser. Il y avait un meilleur spot en haut de cet observatoire et Steven insistait pour qu'on y aille.

Mais on risque d'alerter les flics non?
- Mais naaaaan!
- J'ai pas envie d'expliquer ça à mon vieux après si on se fait prendre.
- Jonah, lopette!
- Je suis plutôt d'accord avec lui, c'est dangereux en plus.
- Mais allez quoi! Y'a un chemin tout tracé pour monter dessus!


Ils se prenaient la tête comme il fallait. Je n'y prenais pas parti car j'évitais de me faire voir, et je ne voulais clairement pas confronter Ethan à la police pour le coup. Revoir ses vieux collègues ne l'aiderai pas à reprendre du poil de la bête et partir avec un handicap comme un casier, c'était une mauvaise idée pour une vie "normale". Je me tournais les pouces, prenant mon sac au cas où il fallait suivre le mouvement.

T'en pense quoi toi?
- Hein? Ah, heu...
- Tu me suis hein?
- Ok...
- Vous voyez! Elle elle est d'accord!


Il m'attrapais par le poignet, me tirant avec lui alors que nous laissions les autres plus bas. Je ne voulais pas créer de conflits et je préférais faire l'influencée pour éviter que tout me retombe dessus. Nous arrivions alors en bas de l'observatoire qui n'était pas grillagé. Steven se faisait craquer les phalanges en guise d'échauffement et prenait un élan un peu trop grand pour s'appuyer sur le mur. Je venais de déposer mon sac à droite. M'agrippant sur des rebords avant de me hisser. Ma condition physique m'était utile, j'en profitais pour suivre Steven qui prenait les devants. Nous devenions hors la loi, avide de grands panoramas.

Chapitre II-III:
Arrivés en haut, nous en prenions vraiment plein la vue. Nous pouvions voir certains recoins de Downtown sans forcer. La baie de Marina était encore plus belle avec la possibilité de voir la grande roue flamboyante. Mes yeux s'ouvraient encore un peu plus, brillant de ces lumières artificielles que nous laissait la ville. Nous en oublions le temps et le lieu. Assis là, inconscient qu'une chute mortelle était dans l'équation. J'observais chaque partie de Los Angeles, et je voyais les tracés de ceux qui étaient trop ivre pour prendre la voiture mais trop motivés pour rester sur place.

Tu sais... C'est con à dire mais j'adore cette vue.
- J'veux bien te croire. C'est super beau.
- Ouais... Je venais là quand j'étais encore à Compton.
- Ah?
- Ca me faisait oublier les allés-retours des flics pour cramer ma soeur et mon frère.
- Je peux comprendre.
- Et toi c'est quoi ton histoire alors?
- Comment ça?
- Bah on sait tous les quatre pourquoi on est là... Jonah, Laureen, Mary et moi. Mais toi... On sait pas pourquoi t'es là.
- Ah... C'est compliqué...


Je prenais des pincettes avec ceux qui en avaient aussi bavé. Je ne me catégorisait pas comme étant la pire dans l'histoire, avec la moins bonne situation. Mais je ne voulais pas en dévoiler trop par peur de perdre ce que j'avais réussi à gagner jusqu'à présent. Surtout de lui dire à lui que j'étais sous la tutelle de celui qui venait régulièrement sur Compton et qui était le collègue de Jason Hawks. Je pense qu'il finirait par l'accepter dans tous les cas, mais certainement en se défoulant sur moi. Alors je taisais mon secret tout en espérant qu'il n'insiste pas.

Compliqué hein... T'es du genre à croire que t'as jamais mérité ça?
- Hein? Non pas du tout!
- Alors pourquoi tu n'en parle pas? C'est pas comme si t'avais pas tous les cas réunis avec toi!
- Je comprends pas...
- Laureen a tué son père pendant son sommeil. Jonah lui à fait un vol à main armé pour atténuer la dette de ses parents. Mary est une psychotique névrosée qui à changé cinq fois d'établissement avant d'arriver ici. Et moi tu sais déjà...
- C'est vraiment compliqué Steven, je sais pas comment l'expliquer...


Et je ne savais vraiment pas comment expliquer ma situation bien qu'elle me convenait parfaitement. A cet instant précis, je ne voulais que profiter de la vue et éviter de me prendre la tête avec un camarade trop curieux. Je lançais mes pieds en avant en laissant le silence revenir prendre ses marques. Plus bas les autres rigolaient comme si rien ne s'était jamais passé dans leur vie, juste des adolescents comme lui et moi, mais plus terre à terre que nous l'étions.

Cal tu fais quoi là haut?! Descend de là!
- Et merde...
- Quelqu'un de ta famille?
- C'est compliqué Steven...


Nous ne l'avions pas vu depuis quelques semaines et je m'en portais mieux ainsi. Je prenais mon temps pour retrouver la terre ferme et déambuler lentement face à Tia qui me constatait l'air froid, tel un adulte qui ferait la morale à un enfant. C'était tout à fait ça et je ne pouvais vraiment pas faire l'effort de lui faire plaisir. Ses bras croisés et sa posture franche enclenchait chez moi des relents de haine que je n'arrivais pas à couvrir. Elle tentait tant bien que mal de se rattraper en endossant un rôle qui lui allait très mal dans la peau. Elle remettait une mèche en arrière qu'elle coinçait entre sa tête et son oreille. Puis elle continua.

Ethan à essayé de t'appeler sept fois sans que tu réponde...
- Il s'est passé un truc?!
- Non... Mais vu l'heure il s'inquiétait...
- Ah...


Je n'avais pas vu l'heure passée et mon estomac ne m'avait pas prévenu que l'heure du diner était dépassée depuis longtemps. Je ne répondais rien en comprenant que je n'avais pas remis mon portable sur le volume, et qu'il était resté dans mon sac tout le long de ce périple de fin de semaine. Je soupirais un peu plus face à la japonaise qui me dévisageait. Puis entre deux au revoir, nous rejoignons sa berline pour retourner dans ce miteux appartement. Une journée s'achevait et pourtant, je n'en avais pas l'impression. Au fond, je me doutais que ma petite vie tranquille prendrait fin rapidement, mais je tentais de me convaincre du contraire.








Chapitre III-I:
Où étais-tu?!

J'étais désormais face à un homme qui se maintenait par une canne, et qui haussait la voix en ma direction. Sous ses airs inquiets il réalisait les cents pas alors que je prenais mon courage pour trouver les mots afin de lui répondre. Je n'étais pas du tout habituée à me faire engueuler et c'était quelque chose de nouveau, tandis que Mark et Tia restaient en retrait à attendre que la tempête se calme. J'étais droite, la tête baissée et les mains croisées le long de mes jambes. Je ne le regardais pas en face et j'évitais d'aggraver la situation.

Où étais-tu.
- Avec des amis...
- Des amis? Depuis quand tu t'es fais des amis?
- Hein?
- Dans ton cas... Ou dans le miens... On n'a pas le droit d'avoir ce genre de relations avec les autres... Ca n'apporte rien de bon.
- Mais ils sont comme moi!
- Et d'où?!


Il haussait un peu plus le timbre de sa voix, intimidant chaque personne présente dans la pièce alors qu'il me regardait dans les yeux, me pointant du bout de sa canne. Une sorte d'extension de son bras pour m'atteindre sans devoir bouger, un objet qui servait de support était destiné à me dénoncer un peu plus sous des yeux de sa colère. Je me défilais, déviant sa canne de mon visage avant de rejoindre le couloir qui servirait à amplifier le bruit de la porte de ma chambre qui claquait sous une colère que je ne connaissais pas. J'avais tout d'une fille qui s'était imposée dans la vie d'Ethan. J'avais manqué de le faire exploser avec son bar et pourtant aujourd'hui, il était plus impliqué dans ma vie que je ne l'étais réellement. Je tordais mes affaires, ma couette et l'oreiller que je serait contre moi. Je soupirais fortement, laissant des larmes accompagner ma gestuelle d'enfant en pleine crise d'adolescence, puis vint le calme. Je reprenais mes esprits, je m'efforçais de prendre sur moi avant de tendre l'oreille contre la porte. Curieuse.

Ethan, tu devrais prendre sur toi et aller lui parler.
- J'suis pas fait pour être babysitter...
- Et pourtant tu t'en était bien tiré avec ma fille.
- C'était différent...
- En quoi sauver les enfants en détresse est différent du contexte dans lequel ils se trouvent?
- Je n'ai juste plus la patience.
- Tu te tords l'esprit, comme d'habitude. Ouvre tes yeux et va lui parler...


Je comprenais clairement qu'il soupirait alors que les talons des chaussures chic de Mark ne s'éloignent de l'appartement. Il sortait dehors et était accompagné de Tia qui avait certainement suivit le mouvement. Je me reculais, en assise sur le bord de mon lit, j'observais ce qui faisait ma chambre et me séchait les dernières larmes qui s'échappaient de mon bonheur. Je joignais mes genoux à mon visage, venant me plonger dans une bulle où tout était plus simple. Où ma vie n'était pas aussi foirée que ça. Je troquais mes joies par des peines que je ne comprenais pas. Je vivais avec quelqu’un dont la force était comparable à un simple fil qui se déchirait lentement. Accompagnée de gens qui ne révélaient pas leurs véritables intentions. Et certainement sous l’oeil mortel des fédéraux qui n’attendaient qu’une chose; que tout explose chez lui pour agir et clore leur enquête qui devait certainement être au point mort. Dans le fond, je ne voulais pas qu'il endosse entièrement mon existence. Je voulais lui être utile dans un nombre considérables de chose sans qu'il se sente redevable.

Il venait d'ouvrir la porte de ma chambre en pénétrant dedans en appui sur ce morceau de bois laqué qui lui servait de seconde jambe à la place de celle qui portait les séquelles de ses responsabilités. Il me regardait froidement, comme un donneur de leçons le ferait. Il ajouta:

Tu n'es pas en sécurité... Encore aujourd'hui et je ne suis pas en mesure de te protéger...
- Je sais me débrouiller seule...
- Non tu ne sais rien de tout ça... Pas à seize ans!


Et il n'avait pas tord. Je n'avais pas le physique de me mesurer à celui qui l'avait rendu dans cet état. Face à celui qui m'avait maîtrisé un mois auparavant sous les débris du désert. Face à cette japonaise qui essayer de clore ses dettes. Et certainement pas face à son ancien collègue qui s'était clairement abonné à une traque à l'homme pour des réponses que je ne connaissais pas et que lui seul enterrerait avec son corps. Mais je voulais prouver ma force.

Je ne suis pas Kaya tu sais...
- Hein?
- Je ne suis pas comme elle...


Et je compris que cette tentative m'enfonçais un peu plus dans la colère d'Ethan. Il m'observait d'un regard qui n'était pas descriptible. Comme si la haine du monde entier brillait dans ses yeux qui changeaient de couleur.


Chapitre III-II:
Cal!
- Je suis désolé, mais je sais ce que tu as vécu avec elle ou même avec ta fem-...
- Tu t'aventure... Sur une glace très fine là...
- Désolée, mais je sais ce que c'est que d'avoir peur pour quelqu'un... Je sais ce que ça fa-...
- Tu ne sais pas... Ce que j'ai du faire pour éviter ça.
- Alors dis le moi! Raconte-moi! Comment tu veux que j'arrive à te comprendre ou à évoluer si tu ne me donnes pas les chemins à suivre?!


Je venais de prendre mon courage à deux mains et affronter les démons d'un homme qui ne voulait que ma survie dans l'histoire. Il s'était vaguement emporté avant de soupirer de nouveau. Il se grattait l'arrière du crâne en m'observant comme si mes intentions n'étaient pas mauvaises, mais pas comprises pour autant. Il avançait alors vers moi, venant laisser sa jambe de bois sur le côté avant de s'installer à ma gauche sur un lit qui grinçait lorsqu'il supportait désormais son poids et le miens. De sa main droite, il extirpa son paquet de cigarettes qui était défoncé par une poche trop serrée. Il en portait une en bouche en profitant de ce geste pour allumer un zippo en argent où les initiales "PS" y étaient gravées. Ses yeux croisèrent les miens avant de se fermer lorsque sa première bouffée de nicotine arrivait au contact de mes globes oculaires. Le silence qui en avait profité pour s'infiltrer entre deux paroles prenait de l'ampleur avant qu'il ne se décide à parler.

Ok... Donc ta situation, est très compliquée...
- Je me doute de ça.
- Je veux dire par là qu'on ne sait pas réellement qui donne les directions à Ray...
- Ça change quoi pour moi?
- Ça change que... Il ne serait pas impensable qu'il y ait d'autres personnes avec lui qui tentent d'avoir ma peau, et la tienne par la même occasion.
- Et celle de Tia alors?
- Je pense que Jason s'occupe du cas de Tia...
- Et toi alors?
- C'est là le problème... Tout le monde veut me mettre la main dessus pour X ou Y raisons. En ajoutant à cela que je suis censé t'aider à retrouver ton père, mais aussi te protéger.
- Mais il y a Mark avec nous, ça devrait être un bon moyen dissuasif.
- Il l'est... Mais c'est un Fitzermann avant tout. Il n'est là que parce que je les ai toujours intéressé.
- Je comprends...


Et j'arrivais à cerner un peu plus le genre de situation dans laquelle nous nous trouvions. A ma gauche se tenait un homme qui était recherché par plusieurs grosses personnes d'influence pour y trouver des réponses ou juste le plaisir de savoir qu'Ethan n'est plus de ce monde. Et pourtant malgré tous les dangers qu'il représentait pour un nombre considérable de personnes, il avait cette façade totalement humaine derrière un sourire franc qu'il aurait pu adresser à sa fille si les circonstances avaient été toutes autres. Je me laissais attraper par sa main encore valide avant qu'il ne me tire contre lui. Je me laissais bercer par son souffle alors qu'il m'enlaçait simplement. Prenant le temps d'apprendre à retrouver ce rôle de "père" qu'il n'avait jamais eu l temps de comprendre.

Tu sais que je suis dans la merde si il t'arrive quelque chose hein?
- Ce n'était vraiment pas mon intention...


Il se reculait alors un peu plus sur le lit avant de se redresser, un peu apaisé de ses émotions qu'il découvrait en même temps que mon adolescence difficile. Sa canne se glissait de nouveau à côté de ses jambes comme un automatisme déjà acquis qu'il perdrait d'ici peu de temps après l'aval du médecin pour lui retirer cette dernière. Il constata mon sac avant de repartir en boitant, me laissant moi et mes cahiers de cours finir la soirée en tête à tête.

Ma porte restait ouverte, et j'appréçiait entendre la vie dans l'appartement. Les nouvelles informations qui passaient à la télévision parlaient encore et toujours de ce drame au sein de la police. Comme si les vieux CD tournaient en boucle dans le lecteur. Au même instant, il semblait y avoir des nouvelles live sur des coups de feux entendus non loin de Pershing Square. La porte de l'appartement s'ouvrait devant mes yeux, laissant un homme en uniforme y pénétrer, la main sur le holster. Il ne m'avait pas remarqué au fond de ce couloir et Ethan allait a sa rencontre. Le regard de l'officier se décomposait au fur et à mesure qu'il s'approchait de lui. Ils devaient tous avoir peur de leur supérieur dont ses meurtres et ses liens avec les Fitzermann avaient été révélés au public. C'était le survivant de plusieurs meurtres de masse, le seul avec Hawks qui leur avait tenu tête.

Je peux faire quelque chose pour toi?
- Je... Chef, excusez moi de cette interruption chez vous mais-...
- Arrête les formalités je suis en repos forcé...
- Je sais... Euh, désolé. Je... Enfin, il y a eu un échange de coups de feu dans votre ancien appartement.


Chapitre III-III:
Nous étions tous deux éblouis par les divers gyrophares qui encerclaient la zone. Nous venions de traverser les banderoles marquées de jaune qui empêchait le citoyen lambda de manquer à la loi sous peine d'emprisonnement. Dévisagés par les regards inquiets, mauvais et malins, je me serrais contre Ethan qui semblait faire fit de leur jugement. On croisait le propriétaire de l'immeuble qui regrettait une nouvelle fois de l'avoir loué à un Kaulins. Avalant deux anti-dépresseurs, ainsi qu'une belle gorgée d'eau, il maudissait à voix haute Ethan qui le salua d'un simple signe de main relevée derrière ceux qui retenaient le vieillard de lui sauter à la gorge. Les marches étaient pavés de sang, on y constatait en haut le cadavre encore chaud d'un homme qui n'avait pas eu de chance. Tourné vers la sortie, il avait été achevé en priant le bon dieu d'arriver à s'enfuir sans que ses mondanités n'arrivent aux oreilles du tout puissant.

Je vous laisse vérifier l'état des lieux monsieur?
- Merci.
- Nous sommes dehors si jamais.


Malgré qu'il soit en retrait forcé sur le fait d'enfiler un uniforme, il était en droit de mettre un pied dans son appartement afin de constater si un vol ou d'éventuels dégats en plus étaient à déplorer. Je le voyais sur son visage, c'était flagrant. Il venait d'avoir l'opportunité d'avancer dans sa propre enquête et le sourire qui s'était dessiné sur ses lèvres me laissaient voir pour la première fois Ethan à l'oeuvre, dans le domaine où il excellait. Il venait s'accroupir avec une légère douleur en haut de la cuisse. Il plongeait ses mains dans les poches de sa veste avant d'en extirper des gants en cuir noir, impeccables. Je ne bougeais plus devant l'entrée de l'appartement. Observant le vilain petit canard faire ce que ses collègues n'arrivaient pas à achever. Il relevait chaque affaires avant de les reposer dans leur état d'origine. Les démarcations par chiffre suivaient un ordre précis que la criminelle avait déterminé.

Cal.
- Hein?
- La photo de Todd... Tu l'as avec toi?
- Euh non pourquoi?
- Ok.


Il passait au peigne fin, chaque détail important malgré le bordel que j'avais causé avec l'idée de Vince de faire sauter son bar, et le mur de l'immeuble avec. Tandis que les officiers s'agitaient en bas pour faire partir les curieux et les médias, ici même, le silence s'était imposé entre les trois murs. Chose utile, celui qui manquait laissait les gyrophares éclairer la pièce, me laissant distinctement tomber sur une douille que je tendais à Ethan.

Repose la.
- Mais pourquoi? C'est un indice non?
- Tu viens de laisser tes empreintes sur une scène de crime.
- Merde!!
- Première règle lors d'une enquête: tu touches avec les yeux. Tu ne laisses aucune trace.
- Compris chef!
- Et si jamais c'est toi la criminelle, fais en sorte de prévoir les facteurs aggravant.
- Comment ça?
- Tu as déjà tiré avec l'arme de Vincent?
- Non.
- C'est le même calibre que le tireur.


Il m'expliquait que dans ces circonstances, les personnes qui avaient attenté à sa vie étaient des personnes entrainées pour ça. Des professionnels en résumé. Premièrement, il n'y avait pas beaucoup de personnes qui savaient où Ethan vivait hormis ses collègues haut placé et les personnes qu'il estimait dignes de confiance. C'est à dire, pas grand monde. Donc que quelqu'un vienne là où il vivait alors qu'il avait changé d'endroit, ça ne semblait pas venir de ses récents "copains de jeu". De plus, manier un calibre .44 était quelque chose d'idiot pour tenter de passer inaperçu. Puis il concluait que la photo de son frère était manquante à l'appel, et qu'il n'avait aucune idée de qui était la personne morte devant l'appartement. Il soupira en plongeant ses mains dans le fond de ses poches après s'être allumé une cigarette en face du trou béant de l'immeuble. Les caméras se rivaient sur lui et les officiers commençaient à se ruer au premier étage pour l'empêcher de pourrir les preuves.


On me cherche...
- Comment ça?
- C'était pas nouveau, mais les partis s'opposent.
- Je comprends pas.
- Le tireur était venu ici pour y trouver son bonheur, mais apparemment ça s'est pas passé comme prévu et il y a un corps de plus au tableau.
- Tu pense à qui en disant ça?
- Je connais pas beaucoup de personnes qui s'amusent avec un calibre .44 dans la rue.




Dernière édition par Δ2 le Sam 21 Oct 2017, 23:33, édité 5 fois
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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Jeu 19 Oct 2017, 21:46






Chapitre IV-I:
Nous étions retourné à l'appartement. Je commençais à manquer de sommeil et je le sentais à chaque baillement en plus. Ethan s'était excusé du fait qu'il me retenait encore un peu plus pour la nuit. Il avait passé un appel important. Le genre de situation à laquelle il m'avait gentiment demandé de bien m'habiller. De prendre une robe ou quelque chose qui fasse l'affaire. Je ressortais de la chambre en constatant avec surprise que l'habit peut véritablement changer quelqu'un. Il était habillé d'un costard impeccable, sombre et s'était rasé en plus de s'être arrangé niveau coiffure. Il me constatait alors en souriant avant qu'un homme lambda l'approche.

Monsieur Kaulins, la voiture vous attend.
- Bien merci.


Je remarquais de la personne un immense respect envers Ethan, comme si il dépendait entièrement de lui. C'était comparable aux clichés des films de mafieux blindés d'argent. Il se tenait là en pleine confiance en face de celui qui tremblait presque de simplement le regarder. Les mains dans les poches, je venais enrouler mon bras autour de son poignet, suivant sa démarche, intouchables au fur et à mesure que nous avançions. On sortait de la ruelle avant que je ne remarque trois autres personnes qui se tenaient à côté de trois berlines au prix exhorbitant.

Ethan!

Je tournais ma tête en direction de la provenance de la voix. Tia accourait sans se fatiguer avant de se tenir devant nous.

Evite de faire une connerie que tu risquerai de regretter...
- Je retirerai seulement des poids sur le dos de Jason, rien de plus.
- T'es sûr hein?
- Tu devrais l'appeler histoire d'avoir de ses nouvelles.
- Pour que tu me tires les infos du nez ensuite? Sans façons.
- Si il te cherche, il me trouvera aussi. Si il me cherche, il te trouvera quand même.
- Je sais pas où il est là.
- On le saurait si il était mort, évite de te bouffer les doigts comme tu le fais.


Il la salua d'un baiser déposé sur sa joue droite. Je ne bougeais pas en les observant tous les deux. Malgré tout, il semblait ne pas lui en vouloir pour ses actes et ne se contentait encore une fois que de penser aux autres. A ce stade, il était soit borné, soit totalement idiot. La moitié de la ville se menait contre lui en plus du fait d'être poursuivit par un afro à la gachette facile et aux moyens infinis. Mais pourtant il ne flanchait pas. Se tenant avec sa canne droitement avant de pénétrer dans la voiture, me laissant place à côté de lui. Les deux autres véhicules entammaient et fermaient la route tandis que nous nous partions vers les hauteurs de Los Angeles, où les riches assouvissaient leur manque par l'argent.

Je rouvrais mes yeux à la fin du trajet, réveillée par le bruit du frein à main qui s'était relevé. Les deux hommes devant venaient de sortir de la voiture alors que je relevais les yeux en direction de l'endroit où nous nous trouvions. C'était une gigantesque demeure qui était pavée de voitures de luxes de d'hommes en costards qui savouraient un cocktail dans un verre à martini. Je suivais le mouvement, m'extirpant avec Ethan à notre tour. Je ne comprenais pas la langue parlé par certains d'entre eux. C'était une réunion d'hommes d'affaires au prestige incomparable dans le monde. Il y avait des grandes personnalités, certains acteurs de cinémas étaient reconnaissable, d'autres étaient des présentateurs connus de chaines télévisées et pourtant, ils étaient tous cordiaux avec Ethan qui faisait de même en les saluant.

Heureux de vous voir parmis nous! J'espère que la soirée vous plaira!
- Ah merci, merci. Je l'espère aussi.
- Hmm-mmh! Je vois que vous êtes en belle compagnie qui plus est... Une folie?
- Non, non, c'est quelqu'un de ma famille.
- Aah... Mais je croyais que vous n'aviez plus personne...
- Encore un mot de plus et je me servirai de ton larynx en guise de glaçon pour ton martini.


En une fraction de secondes la conversation était passée de cordiale à extremement dangereuse. Ethan le constatait qui ravalait sa salive avant de ricanner faussement en lui tapottant l'épaule. Je pressais le pas en le rattrapant, reprenant ma place à côté de lui.

Il entendait quoi par "folie"?
- Si je t'avais acheté.
- Ah...


De façade je n'avais pas remarqué l'air qui se dégageait au sein de ces murs dans lesquels nous venions de pénétrer. D'extérieur, tout ressemblait à une soirée de haute société où chacun profitait de renouer le contact avec leurs vieux amis. Mais derrière, il y avait quelque chose que je n'arrivais pas à interpréter. Comme si plus bas se terrait quelque chose dont je n'avais pas envie d'être au courant.

Chapitre IV-II:
Il vous faut quelque chose Monsieur? Une envie particulière?
- J'attend le Gorille rien de plus, merci.
- Et pour Mademoiselle?
- Ah euh... Rien merci.
- Bien. Je vais prévenir Madame qu'il sera parmis nous.


Ethan venait retenir le marjordome par la manche avant qu'il ne reparte. L'homme venait alors se retourner avant d'hausser un sourcil en sa direction.

Il n'était pas invité?
- Bien sur que si Monsieur, mais ce dernier ne nous avait pas donné de réponse quant à sa présence.
- D'accord.
- Puis-je disposer maintenant?
- Ouais, ouais.


Je me croyais dans un autre siècle où rien n'était pareil. Chaque personne présente faisait l'objet d'un dialècte particulier. Ils avaient tous une femme bien plus jeune qu'eux qui les accompagnait certaines même ne devaient avoir qu'un an de plus que moi. Je me sentais étrangement observée dans la foule et Ethan semblait bizarrement être à sa place alors qu'une heure auparavant, il était débraillé au possible, nonchalant, bien que cette manie semblait encore présente dans sa gestuelle. Enfin, dans cette foule où je n'y trouvais aucun repère, un visage familier apparaissait à l'entrée, se moquant des regards outrés, laissant place aux messes basses qui étaient adressées en notre direction. Le trio que nous étions était clairement mal vu parmis les riches.

Ethan.
- Salut Mark.
- Bonsoir Cal.
- Coucou l'vieux.
- Kaulins, tu peux me dire ce que vous foutez là?
- J'avais une faveur à demander.
- Nan, nan. Tu demanderai jamais ça à Elle. T'es pas tombé aussi bas.
- Non Mark, je t'attendais toi.
- Tu sais que ça ne sera pas gratuit.
- J'ai besoin de tes gars en observation H24 sur Cal ou sur moi.
- Et tu penses sincèrement que je vais dire oui comme ça?
- Je t'arrange un plan d'enfer.
- Du genre?
- Je te débarasse de Constantine.


Je les regardais parler entre eux sous un nombre considérable de paires d'yeux. Ils ne ménageaient pas leurs mots et j'étais totalement perdue dans leurs affaires.

Alors, c'est un bon plan non?
- Mais t'as complêtement pété les plombs.
- Je me serai pas déplacé ici si je n'en était pas capable.
- Tu sortira jamais vivant d'ici Ethan, ils sont tous armés.
- Moi ils me connaissent oui.
- Et donc c'est niet, tu vas te faire allumer.


Et ils s'arrêtaient de parler avant que je ne sente la pression qu'ils exerçaient sur ma personne. Je relevais la tête totalement désorientée. Ils souriaient tous les deux comme une vanne foirée qui n'avait pas reçu le public estimé. On aurait dit deux gamins qui riaient à leur propre blague tandis que j'ajoutais.

C'est...Dangereux?
- Noooooon.
- Je te crois pas Mark.
- T'as juste à faire comme tu as fait avec mon bar, mais sur une personne...
- Hein? Non! T'avais dit que j'aurais une vie normale Ethan! J'ai pas envie de faire sauter des gens! Et puis je sais pas qui c'est cette Constantine!
- Chtttt chttt!
- Bravo Cal...


A cet instant, la foule venait de comprendre pourquoi il y avait deux visages qu'ils n'arrivaient pas supporter. Je comprenais que tout le monde était présent pour la même personne et que tôt où tard, le silence qui était censé se préserver ici même, laisserait le bruit des balles combler le manque d'expression. Ethan et Mark venaient reprendre une posture droite, adressant à leurs collègues un regard rempli de provocation. Comme si malgré tout le danger qui imprégnait ces murs, ces deux là l'étaient bien plus que toute la richesse réunie. Certains extirpaient leurs arme en notre direction. Et alors qu'Ethan prenait la parole pour corriger l'erreur monumentale que j'avais apparemment commise. Va vision se troublaient lourdement, accompagnée d'un choc à la tête. Les dernières sentations de douleur s'accompagnaient avec mon visage qui épousa parfaitement le sol après ma chute.

Chapitre IV-III:

Ton plan... C'était de créer un incident diplomatique?
- Oh arrête, je sais que tu rêve de prendre la place de cette vieille peau.
- C'est pas comme ça que j'y arriverai...
- C'est qu'un détail!


Je rouvrais lentement les yeux. Je pouvais voir mes genoux qui m'indiquait ma position assise, corps en avant, retenue par des liens aux poignets. Les accouphènes bercaient mon cerveau qui semblait s'être mis en PLS après le coup. Je tournais ma tête en direction des voix, constatant Ethan et Mark à peu près dans la même position que moi. A quelques choses près. Ils avaient l'air d'avoir passé un sale quart d'heure avant mon réveil, et au préalable, ce n'était que quelques ématomes de plus sur leur visage. J'observais la pièce dans laquelle nous nous trouvions. Une sorte de bureau où en face, un siège était libre. Derrière nous se trouvait la sortie et personne d'autre ne semblait garder la pièce.

Cal! Comment va ta tête?
- Qu'est-ce qu'il s'est passé?
- Ah ça... Une grande histoire digne d'un récit Kaulien.
- J't'emmerde Mark.
- Pourquoi on est là?
- A la base c'était pour boire un coup.
- Hein?
- Puis t'as choisi le mauvais endroit pour parler trop fort.
- Mais j'ai rien fait!
- Raison de plus.


Je me faisais de moitié engueuler par Ethan qui laissait place à son sarcasme cinglant. Dans une posture comme la notre, il trouvait encore le moyen de rire de sa situation qui semblait s'aggraver. Ca ressemblait au quotidien de l'homme passoire, grand héro malaimé des temps modernes.

M'enfin... C'est le moment pour agir. Cal, tu pense pouvoir te déplacer avec tes liens?
- Comment tu veux que j'arrive à me défaire?!
- Calme toi, je te demande pas de te détacher, je te demande de bouger.
- Mais je peux pas bouger!
- Garde ton sang froid.
- Mais on est où là?! Pourquoi on est ligotés?! Pourq-...
- CAL!


Je venais pour la première fois d'entendre Ethan crier assez fort mon nom pour m'arracher les mots de la bouche. Sous ses airs abattu à cracher un peu plus le sang amoncelé dans sa bouche, il avait une idée derrière la tête et venait m'observer de ses yeux brillants en ajoutant.

J'ai besoin que tu te déplace avec ta chaise derrière moi.
- Ensuite je fais quoi...
- Regarde bien le noeud qui serre ma main droite à la chaise. Voit si tu peux le défaire avec les dents.
- Hein? Mais comme-..
- Fais le.


En effet, je voyais clairement depuis ma position que le noeud de droite était moins bien serré que l'autre à sa gauche. Il pouvait faire glisser son poignet le long de la chaise sans possibilité de se défaire. Je venais donc prendre un peu d'élan sur moi-même, forçant sur mes reins pour me redresser et permettre à mon corps de bouger grâce à l'énergie cinétique. Je me souvenais de mes cours de physique qui expliquaient le phénomène et mettait en application la théorie. C'était un succès bruyant mais le résultat était là. J'attrapais du bout de mes dents le lien qui retenait le poignet d'Ethan, tirant un coup sec en me faisant grimacer de douleur. Avec aisance, il retirait ses autres bouts de corde en se redressant par la suite avant de s'attarder sur mon cas.

T'es pas si désespérante que ça finalement!
- Me... Merci...


Il venait de finir de me détacher alors que je profitais de nouveau de ma liberté. En me focalisant ensuite sur Mark, je restais sans voix en le voyant se relever sans aide. Il s'était détaché tout seul, sans rien ajouter, indépendant et fier de me laisser des frissons parcourir le bas du dos. Ethan s'attardait derrière le bureau avant d'y glisser quelque chose de l'arrière de sa poche de veste. Il marchait par la suite vers nous avant d'ouvrir les portes comme si de rien n'était.

On ressort comment maintenant l'intelligent?
- Comme on est entré, quelle question...
- Ca tombe sous le sens.


Il en profitait pour éteindre la lumière du bureau. Je me focalisais sur les petits détails du genre que je ne comprenais pas trop. Mais pourtant sa remarque était bonne. Après quelques coups d'eau sur le visage, ils semblaient avoir toujours été comme ça depuis le début de la soirée. Je regrettais déjà de débarquer dans le hall principal. On allait se faire accueillir une nouvelle fois comme jamais. Et lorsqu'on ouvrit la porte qui déboulait plus bas, il n'y avait plus personne. La musique continuait de passer et pourtant malgré les cocktails laissés sur les tables et les repas encore chauds, il ne restait pas âme qui vive. Nous sortions alors sans soucis, malgré mon inquiétude énorme, rejoignant une des trois berlines où des hommes nous attendaient toujours.

Messieurs-dame, votre soirée vous a-t-elle plu?
- Excellente, ne partez pas tout de suite.


Mark concluait sur cet ordre et s'exécutait à merveille. Nous étions tous les trois rivés sur l'étage où il semblait se trouver le bureau. La pièce s'allumait de mille feux une demie heure après, dévoilant une femme qui hurlait en direction d'autres personnes. Et alors que je pensais qu'ils allaient nous tomber dessus, elle fut propulsée hors de la demeure, s'écrasant six mètres plus bas. L'explosion fut la même qu'à l'appartement d'Ethan, et alors que je me tournais en sa direction, la voiture démarrait en recullant.

Il ajouta froidement vers Mark.

Maintenant tu t'assures de la sécurité de Cal, ainsi que de la mienne.
- Je rève ou tu viens de me donner un ordre?


Ethan provoquait alors Mark d'un sourire franc et sombre.

J'apprendrais plus tard qu'ils s'agissait de la première rivale du groupe auquel avait appartenu Ethan lors de son enfance. Laissant l'occasion à Mark de reprendre les parts du marché qui lui avait été volé durant vingt-cinq ans. Le naturel était revenu au galop. Et il s'amusait à laisser ce côté morbide faire autant d'effet parmis ses proches.

Les choses changeaient lentement.








Chapitre V-I:
Nous étions arrivés après une heure de route qui me semblait interminable. Le genre de trajet où l'on quitte la ville et duquel il était impossible de dire quand je retrouverai Los Angeles. Le trajet était calme, je n'avais pas envie de parler de la mort d'une vieille femme, et si elle devait mourir, c'était pour une raison, c'était simple. Encore une fois, nous nous éloignons des bas quartiers pour nous retrouver en face d'une baraque immense. La pègre réunie en un seul endroit après Richmann et son manoir. Mark avait de l'argent et ne le cachait pas. Les trois berlines lui appartenait en plus des hommes qui les conduisaient. Il descendait en saluant ces derniers. Ethan quant à lui soupirait dans le fond de son siège en se frottant le visage qui laissait place aux ecchymoses de l'heure précédente.

Ca va pas?
- Mhh? Si si. Je me rappelle juste ce que ça fait de prendre des coups sobre.
- Ah...


Il sortait la tête basse avant de suivre le tracé de Mark qui continuait d'avancer en serrant la main de chacune des personnes comme si c'était bien plus que de simples employés dans un secteur où l'empathie n'était pas nécessaire. Ainsi nous entrions dans un palace en retrait de la ville. Nous nous laissions prendre nos affaires par le viel homme qui devait connaître la demeure comme ses poches. Un vieux majordome qui sentait les fleurs. Et a bien regarder l'entrée, il y avait de nombreuses variétés de fleurs qui ornaient les décorations. Ca y donnait un certain charme. Je suivais Ethan qui semblait connaitre le lieu, et l'on s'arrêtait au bar. L'ambiance était sobre, classique même, avec cet air de jazz tout droit sorti de vieux vinyls. En blason était accroché un bouclier où la lettre "F" était gravée dessus. Derrière les bouteilles soigneusement organisées, je pouvais lire les inscriptions Elizabeth, Mia et Kaya où les photos des trois femmes accompagnaient ces dernières. Je m'affalais sur le canapé, me laissant tomber en longueur dessus, comme une vielle habitude que l'on prend à trop regarder les autres faire.

Whisky?
- Japonais on the rocks.


Je n'avais toujours pas saisi cette expression avant de comprendre que c'était littéralement un alcool lancé sur la pierre. Mark venait sortir deux verres impeccables qu'il posa en face de lui. Il se penchait par la suite saisissant deux roches d'un congélateur avant d'en déposer une chacune dans les conteneurs. Il finissait ses gestes irréprochables en déversant le whisky dans les deux verres avant de trinquer avec Ethan et de s'enfiler une gorgée. Ils grimaçaient tous les deux en secouant leur tête. L'ambré devait leur désinfecter les plaies à la bouche et ça semblait passer dans le bon trou.

T'as toujours ces vieilles photos...
- Naturellement.
- Comment tu peux te sentir à l'aise avec ce visage.
- Quoi tu parles d'Effy?
- Mia. C'est la mort incarnée dans ces yeux...
- Tu sais, même si elles et moi n'avions pas la même façon de penser,-...
- Pas du tout même...
- Malgré tout elles étaient des deux familles...
- Hmm...


Ethan leva son verre en direction des photos, comme un hommage inavoué, et finissait son verre avec ce même air abattu depuis la fin de soirée.

Vous allez rester ici pendant un certain temps, histoire que j'honore ma partie du contrat.
- Et pour Cal?
- T'entends quoi par là?


Je me redressais doucement, la tête lourde avant de bailler. Mark remarqua ce geste en m'observant avant que je n'ajoute.

J'ai cours normalement moi... Et puis j'avais prévu avec des amis d'aller me baigner...
- Te baigner par une saison pareille?
- Ils avaient prévu du beau temps demain...
- Je vais voir ce que je peux faire.


Je le remeçiais d'un sourire. Finallement, même un chef d'un groupe organisé avait parfois plus de coeur que d'autres personnes. Je venais les rejoindre tandis qu'ils finissaient leur verre. Le vieillard nous avait rejoint en m'annonçant qu'il allait me montrer ma chambre, si je voulais bien le suivre. J'acquiescais en le rattrapant. Le couloir était grand, menant à l'entrée avant que l'on prenne la direction des escaliers. Il avait encore de la forme pour son âge, me laissant presque à la première marche alors qu'il finissait de monter. En haut se dévoilait plusieurs pièces ouvertes où les hommes de Mark jouaient au poker en fumant des cigarettes. Ils riaient de bon coeur sur leur camarade qui venait de se faire plumer. Celle d'à côté laissait entrevoir un piano dans un bureau où la paperasse était à priori triée. Une bibliothèque surplombait la chaise roulante, remplie de livres et d'ouvrages à valeur inestimée. Le majordome me montra alors ma chambre.

Voici pour vous.
- Woaaah... C'est immense...
- Monsieur Fitzermann à les moyens ne vous inquiétez pas.
- Je vois ça... Ah... Et euh...
- Plait-il?
- Pour mes affaires de rechanges je fais comment?
- Vous avez les affaires de Mademoiselle Fitzermann dans la chambre d'en face.
- Ah... Merci... Finallement il tient à ses souvenirs lui...
- Je vous demande pardon?
- Ah! Non rien! Rien du tout!
- Très bien. Si vous voulez m'excuser...


Il repartait à ses occupations tandis que je me laissais absorber par le lit sur lequel je m'étais jeté une fois qu'il était parti. Un confort absolu. Si je devais mourir aujourd'hui, je crois que je n'aurais pas eue de remords. Je cherchais dans la pièce de quoi accrocher ma veste et mes collants. Je changeais ensuite d'endroit, me dirigeant dans la chambre qui avait appartenu à la fille de Mark. Elle était impeccable. Tout était rangé avec soin, plié et organisé comme je m'attendais. Sur la table de chevet s'y trouvait un vase où des fleurs rouges étaient entreposées dedans. Entretenues, leur éclat était incroyable. Quelques pétales déposées sur des oreillers qui ne semblaient plus servir. Je me permettais de passer le pan de la porte, cherchant les armoires où j'y trouvais des vêtements féminins, des treillis, des hauts et des vestes. Une rangée de jeans hors de prix étaient spécialement dédiée à ces derniers. Neutres à délavés, elle semblait avoir eu du goût dans la mode. J'attrapais un jogging qui s'accompagnait avec un débardeur blanc que j'enfilais.

Ah... Elle portait pas de soutien-gorge non plus...

Je riais toute seule en compatissant avec ce détail. Tout m'allait bien et pourtant elle avait quelque bonnes années d'écarts avec moi. Je laissais de mon empathie dans la chambre, refermant l'armoire, laissant les affaires comme elles étaient. J'observais l'heure par la suite sur ma montre avant de bailler une nouvelle fois. Il était l'heure pour moi de finir cette journée sur une note positive. J'étais toujours en vie, et Ethan aussi. Comme justifiant ma présence dans le lieu d'une femme qui ne m'aurait peut être pas aimé, je ne voulais pas déranger les morts plus que ça. Malheureusement, la note positive se teintait sombrement au bruit d'un fracas de verre en bas.

Ethan!

J'accourais en dévalant les escaliers, manquant de tomber à trois reprises. Les hommes arrivaient lentement d'en haut. Je tournais en glissant sur le carrelage marbré, manquant de nouveau de me vautrer. Je rejoignais le bar essoufflée. J'observais alors Mark se tenir droit en appui sur le bar, il ne quittait pas Ethan des yeux qui laissait échapper des larmes que je ne comprenais pas, imperturbable, figé, les mains à hauteur de taille, et le souffle coupé.

Je suis rentrée...

Je tournais mon regard dans un angle mort sur ma gauche. Une voix douce. Elle était belle.

Elle souriait.

Gênée.

Chapitre V-II:
Les raisons qui peuvent pousser quelqu'un à mourir sont nombreuses. Celles qui ont poussé Ethan à en finir avec sa vie le sont tout autant. La perte de plusieurs êtres chers, les circonstances de sa vie qui ne se prêtaient pas au bonheur, son métier qui s'avérait bien trop dangereux pour la reconnaissance qu'il recevait, ou encore lui-même. Quelqu'un qui ne se souciait de personne d'autre à part les objectifs qu'il s'était fixé. Comme un leitmotiv plein de suffisance pour son égo. Lui qui avait grandit dans le sang ne se voyait plus finir autrement qu'avec un palmier dans son verre. Une belle métaphore dépressive qui lui correspondait.

Je m'étais fait à son personnage énigmatique. J'avais appris à vivre avec sous ses défauts bien plus nombreux que les qualités que l'on comptait sur une seule main. Lui dont le dernier travail l'importunait; faire du babysitting ne l'enchantait pas et je le savais. Pourtant je ne disais rien, tentant de rendre son quotidien meilleur sans y voir l'ombre d'un remerciement. Son esprit était terni par sa dépression et quand bien même ça semblait insoutenable de vivre avec, je le découvrais jour après jour sous toutes ses facettes. Mais alors que je pensais avoir tout vu le concernant, je restais là, en retrait. Les larmes ruisselaient le long de ses joues et il ne bougeait pas. Figé par l'image qu'il recevait dans ses rétines. Comme tentant d'accepter les faits, il se battait avec lui-même. Un homme âgé bientôt d'une cinquantaine d'années pleurait tel un enfant qui retrouvait son chien après une année de disparition, après avoir baissé les bras.

Nous le regardions tous. Comment ne pas être touché face à ce spectacle. Les cendres de ses rêves s'envolaient lentement sous un souffle frais. Elles laissaient place à la lumière dans ses yeux, lui permettant d'ouvrir un peu plus la bouche. Les muscles de sa gorge se remettaient lentement en marche tandis qu'il s'arrachait un seul mot de ses cordes vocales.

C'est... C'est pas vrai...

Son pessimisme permanent ne désemplissait pas. Forçant ses négations à s'entendre comme si le rêve était encore un vieux cauchemar enfoui dans son subconscient. Il se frottait le visage, tournant ses yeux vers moi, à moitié cachée par les hommes de main de Mark qui étaient arrivés, arme en main. Ils n'étaient pas au courant de sa situation. Il cherchait le vieillard du regard qu'il trouva derrière le bar. C'était un mélange doux-amer de sentiments enfouis.

Oy' Mark... Cal... C'est pas vrai hein... Vous avec mis quoi dans mon verre?

Il se retournait de nouveau vers la femme en face de lui, toujours aussi désemparé par la situation. D'un regard émeraude et un sourire bienveillant, elle remettait une mèche par derrière sa tête, une main impolie dans ses poches et une démarche féminine. Elle laissait y voir des dents blanches cachées derrière des lèvres roses et brillantes. Le premier pas était en la direction d'Ethan qui ne bougeait pas. Il cherchait désespérément une raison à cela. Sous cette fleure écarlate portée par ses cheveux bruns, elle lui déposa un baiser sur la joue, se reculant de quelques centimètres. Deux doigts venaient toucher l'impact sur sa peau, avant de cligner des yeux en l'observant un peu plus. Une nouvelle larme ne se retenait pas de dévaler son visage, hanté par de vieux démons et une vie coordonnée par la Loi de Murphy.

Tout le monde ment...

C'était ça, sa vie était érigée sur cette confiance qu'il n'accordait jamais aux autres. Et lorsqu'il le fit, il fut à plusieurs reprises déchiré par les événements qui se montaient contre lui. Il venait de prendre une année de vie montée dans le mensonge. Et il n'était pas le seul. La seule autre personne dont il n'avait jamais douté était son collègue qui s'était désormais engagé sur le même chemin.

Ethan enlaçait un fantôme du passé, et la plainte qu'il adressait tout haut n'était pour personne d'autre qu'elle, qui le tenait lorsque ses genoux embrassaient le sol. Je les laissais là, rattraper une vie qui n'était pas la mienne, cette étrange boule dans le ventre alors que je me reculais en souriant. Je croisais désormais le regard de Tia, adossée contre le mur du hall d'entrée, son menton enfoui dans le col de sa veste avant qu'elle ne me remarque. Je comprenais désormais le rôle qu'elle avait joué.

Ne lui en parle pas.
- Tu le savais depuis le début hein?
- Tout le monde ment.


En cette soirée froide, la chaleur d'un coeur émanait dans une pièce voisine. Et j'observais Tia qui rendait ses comptes sans chercher la reconnaissance de son mentor, comme satisfaite d'agir dans l'ombre d'Ethan. Heureuse de savoir qu'il retrouvait une part d'humanité à chaque saison qui se terminait. Elle extirpais son smartphone qu'elle portait au creux de son oreille, m'adressant une dernière recommendation.

Mark m'avait demandé de m'en charger... Le jour où elle avait décidé de simuler sa mort.
- Le cyanure n'épargne pas normalement...
- A petite dose c'est rattrapable, mais ça ne lui a pas épargné les séquelles... C'était quitte ou double...
- Je crois comprendre...
- Tu sais... Je ne suis pas une tueuse, juste une fliquette qui rend services à ceux qui en ont besoin...
- J'ai jamais cru le contraire...
- Bien...


Elle repartait le téléphone à l'oreille, me tournant le dos avant de soupirer un peu plus. Elle semblait être tombée sur le répondeur de la personne qu'elle appelait, venant lui adresser des mots doux, sincères. Une autre femme sous l'aspect qu'elle donnait.

Jason... C'est encore moi... Je dois te parler... Je vous ai menti à toi et Ethan et maintenant que la supercherie est levée... J'aimerai rendre mes comptes avec toi... Tu me manques...

Dans ce lieu où le crime était mené par un homme au nom maudit, j'y trouvais plus d'humanité que dans les rues ou dans le monde. Parfois les vérités ne sont pas bonnes à dire, et pourtant ici-même tout le monde laissait y voir sa part d'humanité, à commencer par celle dont le nom de famille évoquait les crimes passés.


Chapitre V-III:
Je retrouvais la chambre que l'on m'avait attribué pour la soirée. Fatiguée de cette journée où chaque nouvelle ajoutait une pierre à l'édifice du malaise que je ressentais désormais. Comme n'étant pas à ma place ici, quelqu'un de trop ou simplement étrangère à ceux qui m'entouraient. Heureuse de voir Ethan dévoiler la vraie nature de sa peine, il s'était endormi sur le canapé du bar, les hommes ayant rejoint leurs quartiers, Mark s'étant changé pour repartir sous les étoiles en compagnie de Tia. Assise là, sur le rebord du lit, je m'excusais auprès de Laureen du fait de ne pas pouvoir être présente le lendemain avec elles à la plage. Quelques problèmes personnels en raison, qui atténueraient l'imprévu. Je posais mon portable sur la table basse, m'allongeant de tout mon être sur le lit avant de soupirer fortement. Je repassais ma main sur mon visage, baillant à gorge déployée. Puis en rouvrant les yeux, je constatais celle dont la mort n'était qu'un mensonge, accoudée sur le coin de la porte à m'observer sans rien ajouter.

Ah... Je me suis pas présentée...

Je me relevais, remettant correctement le débardeur de celle qui me regardait de ses yeux inexpressifs. Elle avait remarqué que c'était ses affaires et n'en disait rien de plus. Comme si dans tous les cas, le mal était fait. Attendant que je fasse le premier pas sur les présentations, elle s'avançait doucement, les mains dans les poches, et une allure nonchalante qui accentuait sa démarche négligée et légèrement à côté de la plaque.

J'm'appelle Cal... On... On m'a autorisé à prendre tes affaires. Et comme je pensais enfin... Que t'étais morte quoi... J'ai pris ce qui me plaisait bien.

Elle s'arrêtait quelques instants en me scrutant de bas en haut. Il n'y avait pas un sourire ou une contradiction sur son visage alors qu'elle m'avait paru gênée la dizaine de minutes auparavant. Constatant la chambre dans laquelle je logeais, elle y remarquait les détails de ma vie. Un fond d'écran mignon sur les derniers animes qui étaient sortis cette saison, un pendentif en forme de rose autour du cou. Jusqu'à la pointe de mes cheveux. Elle n'épargnait rien avant de sourire en ma direction. Une étrange femme, pourtant si belle.

Kaya.
- En... Enchantée Kaya!
- Donc c'est toi qui t'es occupée d'Ethan tout ce temps?
- Ah? Non... Non... J'ai juste été un poids en plus pour lui...
- Pourquoi tu penses ça?
- Il s'en sortait bien tout seul, il ne me demandait pas de l'aide, il ne cherchait pas à m'encombrer...
- C'est tout lui ça.
- Et puis j'ai fait sauter son bar...


Elle s'arrêtait de nouveau en me regardait avec des yeux un peu plus ouverts que précédemment. Elle se retenait de rire sans y arriver. Elle se moquait de moi en se tenant le ventre, riant de tout son être en ma direction, m'enfonçant un peu plus dans la connerie que j'avais réalisé. Vince m'avait vraiment donné une mauvaise idée à ce moment là pour le convaincre.

T'es fait sauté son bar?
- C'était le seul moyen que je trouvais convainquant!
- Hahaha!


Elle repartait de plus belle, rougissant de l'effort causé par son abdomen. Elle était clairement en train de se foutre de moi et je ne savais même pas où me mettre pour esquiver sa moquerie. Kaya s'approcha doucement avant de poser ses fesses à ma droite sur le lit en soupirant. Elle cherchait les mots pour continuer la conversation et ils étaient justes.

Tu as bien fait.
- Comment ça?
- L'alcool et Ethan c'est pas le meilleur des moyens pour le faire bouger.
- Je sais mais j'ai quand même fait sauter les bouteilles qu'il aimait.
- C'est matériel. Il est pas du genre à s'attacher à un objet.


La nuit continuait sa lancée sans s'arrêter. Imperturbable tout comme Kaya l'était qui souriait désormais en regardant le vide. Elle qui était l'origine de beaucoup de choses, se permettait l'insouciance de sourire en observant le futur qui l'attendait. Bizarrement, je n'avais pas l'impression qu'elle soit si dangereuse que ça. C'était peut être romancé. Sur ces pensées, elle me laissait seule en repartant dans la chambre qui se trouvait face à la mienne. Fermant la porte derrière elle. Je me glissais sous les draps, retirant alors le débardeur que je posais au pied du lit, que j'accompagnais du jogging. Sous la lumière qui se reflétait au plafond, mon smartphone indiquait qu'il était quatre heure passées. Je fermais les yeux lentement, laissant place au lendemain qui m'était inconnu.

C'était ainsi que mon histoire commençait en compagnie des hommes et des femmes qui avaient tué pour retrouver une part de leur humanité perdue.



Dernière édition par Δ2 le Mer 25 Oct 2017, 14:45, édité 5 fois
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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Ven 20 Oct 2017, 17:50
Chapitre 1 envoyé.
J'aurai aussi besoin de ça je pense.
On verra.

Coucou le personnage normal.



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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Ven 20 Oct 2017, 18:44
@Δ2 a écrit:
Coucou le personnage normal.

Mmmh....

Premier post après le début de la première partie de Jason Hawks a écrit:On est repartie avec un personnage moins taré que Shawn, mais qui a un bon potentiel.

M'okay...
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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Sam 21 Oct 2017, 19:01
Je t'assure que Cal est de tout ce qu'il y a de plus humain et normal au sein de ces fous.

Ajout du second chapitre.



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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Sam 21 Oct 2017, 23:29
Dans la foulée. Ajout du troisième chapitre.



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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Dim 22 Oct 2017, 17:19
Chapitre 4 ajouté en second post. Plus de place sur le premier.



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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Lun 23 Oct 2017, 19:12
Eh beh, je prends toujours autant de plaisir à lire tes background mec, avec ce style toujours aussi appréciable, une belle histoire construite sur de nombreux personnages (même si j'ai arrêté de suivre quand Effy est morte jcrois, j'étais trop triste, surtout que j'ai assisté à sa mort InGame) et des musiques aux petits oignons. Et gg pour le visuel aussi, mes yeux ont eu deux orgasmes. Même si ils ont aussi vu des fautes d'orthographe Kappa.

J'espère que le forum ne fermera jamais pour que je puisse retrouver tous ces textes qui me font pleurer de nostalgie (alors que ça ne date que de 2013 2014 bordel). J'attends la suite des aventures de Cal, qui est un prénom qui se prête plutôt bien aux jeux de mot je pense.

Bise, le mec qui a arrêté Effy Fitzermann après l'avoir ramassé à la petite cuillère après un combat de gang derrière la gare (héhé).




"Tu veux quelqu'un de mignon, fort et qui serait prêt a se battre pour toi ? Alors prend un Pokémon"
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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Lun 23 Oct 2017, 22:59
Chapitre 5 posté. Ce dernier n'est qu'en une seule partie (longue).


Merci de ta remarque Lorries, ça fait toujours plaisir de savoir que tu essaie de te tenir à jour!

Pour te faire un bref résumé de la situation:

Résumé:

- Après la mort d'Effy (qui s'est suicidée sous les yeux de Mia, sa fille), l'organisation à été reprise par Mia qui avait un tout autre point de vue pour gérer la Per Sempre. Elle a causé beaucoup de mal à énormément de personnes qu'elle estimait indignes de l'expérience (qui consistait à pousser l'humain dans ses limites et de l'inciter à rallier la PS vu qu'ils ne leur restait plus rien).

- Néanmoins, l'organisation à été démantelée par Ethan Kaulins (actuel main protagonist) après la mort de sa femme (Noah Young si tu te souviens) et de sa fille âgée de 8 mois. Par la suite, il a sombré dans la vengeance, se convainquant de tuer les Fitzermann jusqu'au dernier. Ou du moins de les faire tomber.

- Pedant sa traque contre Mia Fitzermann, Ethan tombe sur un hangar situé en plein milieux du désert et y découvre une jeune femme attachée, marquée de coups. C'était en réalité la fille de Mia (Kaya Fitzermann) qui était elle aussi une expérience ratée/inachevée. Ethan se rend compte de "la folie" qui habite Mia et décide de libérer Kaya.

- Durant ses tentatives pour faire de Kaya une femme "normale" qui cherche des réponses au sens de son existence, Ethan retrouve son ancien employeur qui est en lien direct avec le père de famille des Fitzermann. Et devient donc le protecteur à titré de Kaya qui finira par se suicider face à Jason Hawks, chef du LAPD.

- Ethan est donc de nouveau seul, sans but et sans objectifs. Son ancien employeur le recontacte pour qu'il accomplisse un dernier travail. Retrouver le père de Cal Henson. Suite à cela, cette première partie se focalise donc sur l'évolution de Cal avec Ethan, qui découvre un peu plus les motivations de celui qui est assuré de sa protection.
C'était un résumé.



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Re: Cal Henson - Récit 1 - 1er Partie: You don't know me

le Mer 25 Oct 2017, 14:47
Fin du 5ème chapitre. La partie 3 est envoyée.

C'est d'ailleurs ainsi que se clos la première partie du premier récit de Cal.
Ces 5 chapitres se sont déroulés sur une seule journée. Ou comment développer un personnage durant une seule journée.



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