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Prénom_Nom: Ethan_Kaulins
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Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Dim 27 Déc 2015, 17:37
Rappel du premier message :






C'est l'histoire de toute une vie. En particulier celle d'un homme dont l'idée qu'il s'est forgé de ses semblables arbore tous les maux du monde. Il faut du mal quelque part pour contempler le citoyen moyen dans sa médiocrité, et faire croire qu'il est bon d'être lui. C'était une chose qu'il s'était amusé à vérifier un nombre incalculable de fois. Et alors qu'il finissait la bouteille de whisky sur la rambarde, il ricanait dans sa solitude habituelle.
Du haut de la colline Richmann il avait une belle vue sur Downtown, et ses alentours. Pour un hiver bien entamé il était nu face au monde. Un ivrogne qui reprenait une gorgée de plus pour flirter les enfers.

Un résumé banal et une situation désastreuse pour l'homme qui survécu d'une balle dans la tête. Un flic dont la femme décédée et la fille disparue ont déjà probablement embrassé les racines un sacré nombre de fois. Et pourtant, toujours debout sur cette rambarde, Ethan se tient fièrement nu, la bouteille de whisky en main. Si il venait à se poser la question, rien ne lui permettait de tenir debout. Et pourtant sa situation s'était améliorée. Il n'appréciait pas encore la vie, ou n'arrivait plus à se séparer de ce goût amer. Il avait retrouvé une place dans le LAPD et il s'y sentait bien. Néanmoins, pour un homme mort un certain nombre de fois, il y avait ce vide à l'intérieur de lui qui venait à cesser son rire brusquement. Il s'était rassi sur la rambarde avant de poser la bouteille sur sa gauche. D'une goutte de whisky en trop, il perdu cet air convaincu d'être heureux, observant l'image de son défunt frère en face de lui.

C'est quand même triste que tu n'arrives pas à te débarrasser de moi.





C H A P I T R E 1



Quel but?:
Tu comptes faire quoi maintenant que tout ce qui te restait n'est plus?

Il n'y répondrait pas immédiatement. Continuant de faire danser ses doigts sur les notes du piano, arborant une tenue bien trop habillée pour un homme négligé. La question était pourtant simple à répondre, ou dans le meilleur des cas, il n'y avait pas songé, et désirait éviter d'aborder le sujet. Durant le solo de son âme, la jeune femme venait à s'installer confortablement sur le fond du sofa de son appartement, observant un homme brun à la barbe négligée et au corps détruit fermer les yeux sur ce qui semblerait être l'acte crescendo d'une réponse musicale dédiée à Fitzermann, celle qui était la cause et la conséquence de toute cette histoire. Elle se redressa du rebord de la fenêtre, venant alors saisir la bouteille de whisky posée sur la table basse qui se trouvait à quelques mètres. Elle y remplit deux verres dont les deux blocs glacés ne bougeaient pas.

Ethan Kaulins... L'homme aux multiples femmes et à la vie dure dont les complications ont prit fin ce soir.

Elle leva alors les deux verres, venant les faire s'entrechoquer à la santé de ceux qui étaient encore vivants. Il n'ouvrit pas les yeux, affichant juste un simple sourire marqué par l'oubli du geste depuis de nombreuses années. Lui dont la peau possédait les séquelles de 9mm, 7.62mm, de battes, de couteau, de verres, de coups, d'ouvertures, de fractures, de brûlures, et d'amputation, il ne jouait que d'une main, laissant la gauche se reposer sur son genou. Il soupirait lourdement, lorsque la jeune femme en sa compagnie vint lui tendre le verre afin d'en prendre une gorgée. Ce qu'il fit sans retenue, n'arrêtant pas l'introspection de sa misérable vie au son des croches.
Puis elle revint à sa place, s'installant dans son canapé Londonien et croisant les jambes. Elle remis sa frange sur le côté d'un simple geste de la main observé par Ethan de ses yeux vairons qui lentement viraient au gris clair. Un gris uni et perçant.

Tia...

Elle s'arrêta net. Cela faisait une dizaine d'heures qu'Ethan n'avait pas prononcé un seul mot. Depuis la nouvelle à l'enterrement, jusqu'ici. Et lorsqu'il s'arrêta, la mélodie terminait son apogée alors qu'elle vint de nouveau l'observer. Cette larme sombre sur cette joue droite.

Ethan Kaulins, l'homme aux multiples femmes. Quelqu'un de paresseux et dangereux. Un homme sans foi ni loi, dont la famille n'est plus. La seule chose qu'il n'avait pas perdu c'était son contact charnel. Et pourtant, cet amour qui débuta pour une affaire de cul brisa le silence. Il l'avait déjà dit: "je constate seulement que tu cherches trop de réponses qui ne t'apporteront aucune satisfaction dans ta piètre vie! Que connais-tu de moi, hein?! Que sais tu de moi pour croire que tu sera bien la seule à pouvoir me tirer de cet enfer! Tu n'as même pas le quart de l'existence que je possède et tu penses pouvoir retirer mon fardeau?! Soit t'es droguée soit tu me confond avec le parfait connard que je ne suis pas!" il la regardait comme elle faisait de même. La réelle question s'était retournée contre celle qui l'avait posé. Depuis le début, il connaissait le déroulement de l'histoire, depuis le début il appelait à l'aide sans que personne s'en rende compte, et elle. Tia qui avait reçu le droit d'avoir plus d'une phrase de la part d'Ethan en guise de réponse ne s'en était pas rendu compte.
Elle le regardait alors avant de sourire à celui qui agonisait dans ses larmes.

J'ai compris.

Il avait tout perdu. Mais il ne souhaitait pas mourir maintenant.

Etoile et toi.:
Sous les halos de San Francisco, une complainte s'échappait d'une fenêtre. Une rue devenue tranquille, les hommes et les femmes s'y promenaient sans crainte. Et dans cette nuit au froid âpre, cette plainte débordait de chaleur. Lorsqu'un couple s'arrête en dessous de la fenêtre, ils relevèrent la tête en direction de l'origine, se tenant l'un contre l'autre. Un homme pleurait. Rattrapant trente années derrière-lui. Un deuil qu'il n'avait jamais eu le temps de faire. Il étreignait cette femme aux cheveux bruns, cette femme qui lui caressait doucement le haut de sa chevelure. A même le sol, ses jambes n'avaient pas eu la force de soutenir ses émotions. Il pleurait les morts. Il pleurait enfin. Ses crimes s'échappaient tant bien qu'on aurait pu entendre les âmes trouver le repos. Des années de torture, des années de meurtre sous le couvert du LAPD. Des moyens efficaces de trouver la vengeance. Des méthodes robustes pour laver un esprit. Un doigté simple pour ouvrir les serrures. Un odorat animal pour trouver le coupable. L'excuse de l'uniforme pour servir la justice était erroné depuis le début. Celle qu'il servait n'était que la sienne et il ne reculait pas. Au fond il était plus dangereux de le crime organisé de tout Los Angeles réunit car la motivation par le sang n'apportait que l'écarlate sur le bitume.

Tout va bien aller... Je suis là...

Elle était là. Il sentait les veines de Tia se gorger de chacun des battements. Il la serrait comme un enfant qui se réveille après une terreur nocturne. Sa tête était collée à sa poitrine. Ses tympans bourdonnaient à chaque battement, s'abreuvant de celle qui encore aujourd'hui vivait bien plus que n'importe qui d'autre. Elle l'avait dit, elle aussi: "je vivrai à en perdre mes dents dans un fauteuil roulant, une fois que j'aurai un mari et des enfants." En un sens, elle était cette lumière qu'il avait perdu dans le regard depuis longtemps. Quelque chose qui aveugle le commun des hommes. Ou son propre commun. Tandis qu'il continuait de se repentir, elle venait saisir la bouteille de whisky présentement à sa portée. Elle y retira le bouchon d'une main sentant celles d'Ethan continuer à l'étreindre. Une gorgée, puis deux, suivit de la troisième. Les rôles ici s'étaient inversés. Deux ans plus tard, elle n'était plus réellement la jeune femme perdue qui demandait de l'aide pour vivre. Elle oubliait lentement le visage de ceux qu'elle fréquentait, mais celui d'Ethan était resté intact, car présentement en train d'hurler ses peines, il restait en contact.

Ethan... Ca suffi...

Il n'en était toujours pas satisfait alors qu'elle grimaçait d'inconfort. Le haut de son chemisier était humide par les larmes et l'inconfort de sa position commençait à la déranger sévèrement. Mais à quoi bon se forcer. Face à ce spectacle, peu importe la nature de l'homme, l'empathie reste la même.

Un chien égaré. Un vulgaire animal qui au clair de lune américain venait apprécier le gout de la liberté, mais l'amertume de l'abandon. Celui qui sauva celle qui avait détruit sa famille. D'un sabre maculé sorti d'un fourreau qui ne l'était pas. Parce que son frère le lui avait dit. Ce même frère qui avait décédé lui et toute sa famille dans une fusillade alors qu'il s'était rangé. Celui dont les funérailles s'étaient faites avec ceux qui avaient causé sa mort. Tant d'années parcourues avant d'en constater la réponse dix ans plus tard, par les mots de la propre sociopathe que représentait Kaya. Cette fleur de Lys toujours pure qui coloraient les autres alentour dans le même teint. Combien d'innocents avait-il vu passer sous ce toit. Combien même a-t-il dû tuer, car c'était "son" choix. Un double-jeu infernal entre la police et la mafia. Ce même jeu dont il ne pu sortir qu'en cette soirée présente. Il avait enfin rangé les armes. Il avait enfin gagné le droit de pleurer.




C H A P I T R E 2



When the pain started:
Ils étaient tous morts. Le dernier coup de feu a été un point d'exclamation à tout ce qui avait conduit à ce point. J'ai relâché mon doigt de la gâchette. Et puis c'était fini. Pour y donner un sens, je dois retourner trois ans plus tôt. Retourner à la nuit où la douleur a commencé.

A mon habitude, je rentrais du boulot bien trop tard. Une journée de merde. On n'avait jamais autant galéré à trouver la raison qui avait poussé un mec à vouloir découper les bras et les jambes d'un flic qui n'avait pas causé de tord depuis le début de sa carrière. Le plus incompréhensible dans l'histoire, c'est qu'il voulait lui recoller les membres à la colle. Une histoire sordide. A ce moment là, on réglait nos histoires. Le chef du LAPD n'était pas réellement utile et ce n'était pas contre lui, il n'était juste pas aimé de son effectif. On l'avait emmené avec Hawks dans le désert puis deux minutes plus tard, il s'était transformé en passoire. Le mauvais point dans cette partie, c'est qu'on était déjà observés. Je le sentait et lui aussi, et pourtant rien ne nous a empêché de tirer, et si ce n'était pas Benson qui était apparu après quoi, j'aurai continué d'avoir mes doutes.

Le temps de rentrer, le temps d'observer le sang s'amonceler lentement sur mes mains je sentait qu'on me disait que j'allais tomber, que cet acte, ce premier acte allait me faire couler lentement. A ce moment là, j'avais tout du père de famille épanoui. Celui qui fêtait les trois années de sa fille en compagnie de sa femme. Et comme a mon habitude, j'aimais ce whisky qui me faisait oublier ces vies que j'enlevais. J'aimais rester plus tard que d'autres assis à mon bureau, écoutant un air de violon dont le nom m'échappe encore. Et pourtant à chaque fois que mes yeux se rouvraient dans la voiture, je savais que j'allais payer.

Les premiers pas sur l'escalier qui menait au pan de ma porte étaient lents, la musique tonnaient chez moi, j'étais anxieux de retrouver Noa si tard. Elle n'appréciait pas, et comme elle m'attendait cette porte blanche n'était pas fermée. Elle m'attendait là, certainement prête à me gueuler dessus, et moi, la queue entre les jambes à quémander le pardon pour avoir le droit de l'embrasser une nouvelle fois. Et cette porte. Cette putain de porte blanche immaculée n'était que ce qui me séparait d'elle. Mes poings fermés, j'empoignait le manche, le faisant basculer, et j'ouvrait les enfers prêts à me tomber dessus. Et pourtant, je n'eu pas un cri à mon égard. Je n'eu pas de sermons, pas de menaces ou pas de tension. Juste la musique qui sautait sur une prise usb mal branchée. Et moi. Moi debout. Constatant le calme coupé par cette reprise abominable. Un relent amer et douloureux. Une suffocation. Cette scène macabre d'un coup de crosse en revers de la mâchoire. Si cette porte blanche l'était bien trop, l'autre partie accueillait les enfers en son sein.

J'aurai pu rire... Si je m'était rappelé comment.

J'aurai pu rire. Tout comme j'aurai pu pleurer. Hurler. Crier. Agoniser. Mais il n'en était rien. Mon sang bourdonnait tellement qu'il m'empêchait de réfléchir. Instinct d'agent de police oblige, la scène se reconstituait mécaniquement dans mon esprit, ne me laissant pas le choix quant à l'envie de la voir ou non. Il y avait une tache dans ma tête, un trou en forme de balle où les réponses devaient être. Appelle-le déni. Je voulais creuser dans mon crâne et gratter la douleur.


When the pain goes:
Dans la continuité des événements, j'étais ressorti de chez moi sans même avoir prévenu les collègues. Ma foulée était lente et je suis certainement tombé plusieurs fois sans avoir pris le temps de comprendre mon état. J'étais juste un flic accompli qui venait de profiter de cinq bonnes minutes à contempler sa femme éventrée, tenant fermement d'une raideur cadavérique le corps de sa fille encore chaud. La descente était rude, un pas devant l'autre j'avais redéfini la résistance aux chocs. Dans cet escalier délavé de Marina, alors que je finissait de grimper les marches, j'avais compris que je ne pouvais plus me permettre de regarder vers le ciel lorsque mon nez embrassa le bitume.

Je me sentais étrangement bien sur ce sol froid. Ca contrastait avec mon cerveau en ébullition. Je repassait dans ce qui faisait de ma mémoire chaque visage de criminel arrêté et relâché pour bonne conduite, je contemplais une nouvelle fois le nombre incalculable de personnes que j'avais mis sous les barreaux, mais aucune d'entre-elle ne satisfaisait les critères pour être l'assassin. D'un soupir mélangé à ce qui semblait être de la haine qui aurait eu un gangbang avec tout ce que chaque psychiatre avait défini comme étant de la tristesse, je tournais la tête à droite de l'autre coté de la baie. Mes pupilles se contractaient; elles tremblaient d'incompréhension. Mes doigts creusaient le goudron, laissant une parcelle de sang s'en échapper. Une de mes molaires venaient de dire adieu à ma gencive, s'ouvrant en deux alors que je la constatait debout et accoudée face à moi. Dix mètres nous séparaient.

Cette jeune femme aux cheveux bruns, et à cette allure qui ferait déchanter chaque ivrogne dans un bar à pute, me regardait pourrir comme ce chat qu'on écrase sur une autoroute. Elle souriait en tenant d'une de ses deux mains une longue mèche de Noa, et dans l'autre, s'y trouvait un couteau de combat encore luisant du passage sous le robinet. Je n'ai pas crié. Je me contentait d'affirmer à quel point la terre était basse en usant de mes bras pour reprendre une allure plus verticale. Durant l'effort, elle s'était dissipé dans une berline noire typique des groupes américains qui pensent qu'avec du noir et un costard, on arrive à se donner une réputation.

La douleur s'était gentiment déplacée sans réellement forcer. Je ne sentais plus mon coeur hurler dans une plainte constante. Désormais je faisait surchauffer mon cerveau pour retenir son image au fond d'une haine sans pareil.

Kaya?
- Kaya à côté, c'était un telletubbies qu'on aurait drogué sous morphine.
- Qui ça alors?
- Mia.

When the pain ended:
Je m'étais enfoncé profondément dans le crâne l'idée de me farcir chaque personne qui aurait une information sur elle. Le premier mois j'avais réussi par le biais de l'uniforme d'avoir des positions. Je m'étais enrôlé dans les bureaux d'enquête pour avoir libre accès aux éléments qui pouvaient être liés. Bizarrement, ils ne comprenaient pas réellement pourquoi après coup d'avoir perdu leur trace. Je n'étais pas patient, mais je n'avais rarement quelque chose d'intéressant à me mettre pour conclure ma vengeance. Dans l'idée du désespoir, certains me prenaient en pitié, Lindsey en avait fait parti, mais étrangement, après quelques mois de rapports elle a fini par rejoindre la famille. Ses intestins avaient fait un showcase sur la top-tower de Downtown, et comme je suis un homme qui se respecte depuis le début de sa dépression, j'avais rejoint les premières loges. La méthode d'opération était la même.

Quelques jours plus tard un nouvel enquêteur, trop con pour comprendre la gauche de sa droite a réussi à me faire porter le chapeau sur les trois morts. Chacune étant proche de moi, en même temps c'était dans une logique tellement évidente, il venait à croire que j'étais celui qui s'amusait à éventrer les personnes que j'ai réussi à apprécier.

Et donc...

J'ai rendu mon badge avant que ça n'empire. Dans l'intention, ça ne stoppait en rien mon avancée. Si je ne pouvais pas en savoir d'avantage, j'allais les prendre par l'intérieur.

T'es donc devenu un véritable criminel...

J'étais devenu l'homme à tout faire. Quelqu'un qui devait dire au revoir au monde, quelqu'un qu'il fallait planquer, quelqu'un qui ne posait pas de questions et qui ne parlait pas. Et au final j'ai réussi à la retrouver. Un soir, on m'a demandé d'aller jeter un coup d'oeil dans une zone aride; le genre de ville fantôme qui n'était pas trop utile. Même le GPS avait oublié son nom depuis le temps et c'est à croire que les archives faisaient la même chose. Un simple hangar était encore debout, et plutôt bien entretenu pour la date de disparition de la ville.

Je venais d'accueillir à bras ouvert les enfers du passé et je venais faire coulisser la porte du hangar. Je venais d'embrasser une quantité impressionnante de poussière, et la seule chose qui m'est venu en tête à cet instant était la visage de Nos qui me disait de renoncer. Dos à moi, les bras et les jambes accrochées à des chaines, une gamine. Nue. Son corps lui faisait avoisiner les dix-huit ans. Mais le nombre de marques sur ce dernier donnait l'expérience d'une homme de terrain qui aurait aimé mourir plus tôt. Mon expérience.

Elle releva les yeux sans en avoir la direction, et elle ricanait alors en constant probablement mon ombre démesurée la surplombant.
Ce n'était pas Mia, c'était seulement son rejeton. Une nouvelle fille aussi arrangée que ses prédécesseurs. Et elle ricanait, alors qu'elle me suppliait de l'aider.




C H A P I T R E 3



Sunrise:
La nuit s'était écoulée lentement le long des heures qui défilaient irrémédiablement vers le levé du soleil sur San Francisco. Ethan se trouvait encore éveillé à la suite de cette nuit de larmes et de plaintes. Il s'était accoudé sur le rebord de la fenêtre de l'appartement de Tia avec ce même verre de whisky qu'elle lui avait servi avant qu'il n'entame le récit de son histoire. Elle qui s'était couchée par la suite sur le canapé du même salon, dormant en symbiose avec la ville. Les nouveaux glaçons émettaient un léger heurt dans le fond du verre qu'il ramenait à ses lèvres pour en oublier le goût quelques minutes plus tard. Ses yeux étaient revenus au vairon depuis bien longtemps déjà et il soupirait par cette fenêtre qui donnait sur une ruelle trop tranquille. Rien ne dérangeait le repos de la jeune femme, pas même les nombreux rappels de sonnerie du smartphone d'Ethan. Il ne voulait pas y répondre. Il détournait le regard en constatant le nombre conséquent de messages laissés. Ca devait faire deux bonnes semaines qu'il ne répondait plus, et l'on pouvait en ajouter trois autres depuis le jour de l'enterrement de Kaya. Il se remémorait lentement les heures passées à la constater, serrant sa mâchoire sur des souvenirs qu'il aurait ne jamais avoir eu l'intention de créer dans sa boite crânienne.

Tu comptes faire quoi Kaulins si Hawks apprends que tu t'es rangé de mon côté?
- Ecoute ma belle... Toute la ville sait que je bosse pour toi... Donc si Hawks n'est pas au courant, je finis ma vie en cirrhose accoudé sur un lit d'hôpital à renouveler mon abonnement.
- Mhh... Et tu ne risque rien?
- Toi comme lui savez que ma loyauté n'est qu'un concept.
- Mais..-


Comme toutes ces fois où il n'était que celui qui agissait sous le couvert de la justice. Comme toutes les fois où il flirtait entre les codes moraux d'une ville qui n'en pouvait plus de panser ses plaies. Il n'avait plus rien à perdre, et certainement moins à gagner. C'était un concept rare chez quelqu'un qui avait tout pour réussir. Tous ces souvenirs qu'il aurait aimé extirper lui-même de sa tête. Le genre d'histoire qui se fait sous un étau et une scie chirurgicale. Le genre de choses qu'il faisait parfois pour faire parler les clients qui avaient poussés le vice un peu trop loin.

Sacré merdier...

C'était une constatation logique. Sa vie était un foutoir de syllogomane totalement ravagé par la coke en période de stress. Il venait de nouveau soupirer en finissant son verre. Le cadran de sa montre indiquait qu'il était quatre heures passées, et au même moment, le réveil de Tia retentissait dans l'appartement. Ethan lui, fermait les yeux, attaqué par le son strident du téléphone. Ne daignant pas regarder dans la direction de Tia qui se redressait après s'être étirée. Son chemisier pendait beaucoup trop pour être à elle, et ce whisky était beaucoup trop bon pour les gouts d'une femme qu'il n'avait pas pris sous son aile.

Elle se frotta alors les yeux, de deux poings fermés avant de bailler de nouveau. Une pause et elle constatait Ethan toujours de dos, appréciant la brise matinale d'une ruelle vraiment trop calme. Il serrait son verre au même point que sa mâchoire, en soupirant un peu plus du haut du sept étages. Tia se redressa en se rhabillant de moitié. Cette femme n'avait pas de pudeurs face à un homme qui n'en voulait pas. Elle n'avait d'ailleurs aucune pudeur aussi simplement soit-il.

Toujours là?
- Apparemment...
- Et après...?
- Si je n'y réfléchis pas, je n'en aurai pas de "après".
- ... Tu sai-..
- Tia... Je ne sais plus quoi faire de mes dix doigts. Je ne sais pas comment reprendre une vie normale. Je ne sais pas faire autre chose que de... Tuer ou enquêter. J'en sais rien... Je-...
- Ethan.


Il s'était retourné alors après s'être vu interrompu dans ce qui semblait être une remise en question. Il constatait Tia qui prenait visiblement son temps pour se préparer à enfiler son uniforme. Ils se dévisageaient mutuellement, insistant sur le regard alors que le ton était semblait-il, un peu trop sérieux pour lui.

Unknown:
Tu sais... J'ai toujours eu de l'admiration pour toi, Jason ou Kaya. Tous les trois vous avez toujours eu cette allure d'être intouchable ou... Au dessus du lot. Un genre de trio qui ne s'arrête pas au bon-vouloir des gens...

Jason par exemple, c'est quelqu'un d'admirable dans le sens où il sacrifie tout ce qu'il a réussi à acquérir pour éviter de blesser... Ou d'être blessé. Pour un chef de police, il y a des liens, des choses qui se créent, et pourtant il en fait abstraction. Je l'ai compris certainement trop tard mais pourtant je regrette d'être partie.
Toi... Toi tu es tout l'inverse de Jason. Tu n'as pas choisi d'être blessé, ou de blesser. Et pourtant tu cherches toujours à faire au mieux pour t'en sortir, ou pour rendre justice... Même si elle est autre que ce que les gens veulent. Combien de temps... Dix, quinze ans, tu as cherché à te venger... Et combien de choses tu as créé derrière?
Kaya... Même si elle était complètement dérangée, et... Et même si elle était spéciale ou violente, c'était juste une gamine totalement perdue. Imagine toi... Elle a été entrainée par sa mère durant toute son enfance dans un hangar dans le désert... A encaisser des coups, à apprendre à faire semblant, à devoir s'adapter à la ville quand elle y a été jetée dedans. Et pourtant, malgré tout, c'est la seule des trois qui n'a jamais tué quelqu'un directement, qui a toujours cherché à comprendre, même si c'était déplacé. Et pourtant, c'est la seule de vous trois qui est morte, et regardez-vous toi et Jason... Vous êtes perdus... Vous êtes vides sans elle.

Il s'est passé quoi réellement pour que vous vous retrouviez dans cet état depuis son suicide?


Et il ne disait rien. Il se contentait d'observer Tia avec une bouche entrouverte sans qu'une seule réponse n'en sorte. Entre la surprise de l'enquête de Tia à leur encontre et celle de la situation actuelle, il n'avait pas de réponse. Ethan se retournait alors en s'accoudant de nouveau sur le rebord de la fenêtre de cet appartement. Chaque parcelle de son cerveau était examiné par une mémoire horriblement tenace et rien n'arrivait à servir de réponse. Il cherchait dans chaque terroir qui lui servait de référence mémorielle, il ouvrait chaque porte de ses souvenirs pour tenter de trouver une réponse qui avait été l'origine de la trame de sa dépression.

Tia se redressait lourdement de son canapé, se dirigeant vers la salle de bain alors qu'elle refermait la porte en soupirant en symbiose avec Ethan. Ce dernier baissait de nouveau la tête en buvant l'eau de la glace fondue qui s'était mélangée avec son whisky. Il grimaçait de nouveau avant de se retourner en cherchant la bouteille qu'il avait au préalable déposé sur la table basse. Il ne la trouvait pas. Son smartphone continuait de recevoir des messages à quatre heures du matin, et il se refusait de les consulter.

Tia ressortait alors, habillée d'un uniforme bleu qu'il connaissait trop bien avant qu'elle ne s'approche de lui après avoir remis en place les affaires sur le canapé. Elle constata Ethan dans le blanc de ses yeux avant de prendre un ton solennel:


Est-ce qu'au moins... Au moins quelque part que dans votre esprit... Kaya a réellement existé?




C H A P I T R E 4



Alpha:
Ethan la dévisageait alors semblant faire retentir la question dans le fond de son crâne. Il espérait clairement qu'une réponse arrive, et rapidement. Le soleil pointait alors le bout des halos dans le creux de la pièce pâle. Les ombres qui se projetaient sur le mur étaient démesurées, et tandis qu'elles s'observaient toutes deux, l'une d'entre-elles répondit:

Ne dit pas de conneries!

Ses yeux avaient pris la couleur du ciel dégagé de San Francisco alors qu'il semblait s'énerver un peu plus en constatant la jeune femme face à lui. Dans ce cri s'y trouvait les réponses qu'elle attendait. Surprise du changement de teint des yeux d'Ethan, elle fit un pas en arrière en remarquant ses poings serrés. Le mur à sa droite présentait un nouveau creux qui avait pourtant rencontré la main atrophiée de l'homme.

N'insinue jamais qu'elle n'a pas existé.

Son regard restait braqué dans celui de Tia et alors qu'il se retenait certainement de tuer la dernière personne qui l'avait soutenu, il revint à faire tomber ses bras le long de son corps. Elle soupira alors lourdement en ayant envisagé plus de cinq scénarios possible pour sa fin, et elle ferma les yeux après avoir détourné le regard. D'une piètre excuse, elle s'affala sur le canapé alors que le survivant longea le mur avant de fermer la porte de la salle de bain. L'eau coulait. De quelques larmes heurtaient le lavabo avant que d'autres gouttes ne martèlent ce dernier. Il venait de se rincer le visage, d'agripper lourdement l'évier et se constatait dans le miroir avec la mâchoire fermée. Il ricanait quelques instants, il soupira. Il hurla face à son reflet, et pleura. Il refermait de nouveau les expression de son visage, et ressorti de la salle de bain.

Ethan...
- Non.
- Excuse moi...
- J'ai compris le message.


Il venait saisir son bomber en cuir sali par la terre et le temps, puis laissait sa présence s'effacer de l'appartement. Tia, le regardait s'en aller sans rien ajouter. Ses jambes venait se replier sur le canapé avant qu'elle ne fasse l'inverse. D'une main elle se propulsait hors du sofa avant de prendre la marche en direction de celui qui partait. Il avait certainement une allure rapide vu que de l'autre côté du couloir de l'appartement, les lumières de l'ascenseur s'étalaient sur la porte voisine.

Ethan!

Son pas était devenu une course rapide, son cri avait résonné tout le long du corridor, réveillant certainement les locataires voisins. Elle atteignit la porte entrouverte de l'ascenseur avant de s'arrêter à la suite de son sprint. Ethan, tête baissée, venait de consulter ses nombreux messages avant de redresser ses yeux dans la direction de Tia. Ils se regardaient tous deux, mais elle savait que ses propos étaient vrais;
Kaya, malgré tout, n'a jamais été l'auteur direct d'une quelconque agression physique, meurtre, ou tout autre crime punissable par la morale et la loi.
Il faisait une sale gueule. Il avait replongé son portable dans le fond de son jean, et ses mais suivaient le mouvement. Elle maintenait l'ascenseur ouvert de sa main gauche qu'il constatait de nouveau. Il soupira de nouveau alors qu'elle attendait qu'une seule phrase de sa part pour enfin apporter une explication à son faciès décomposé. D'une main, il lui retira celle qui servait à bloquer l'ascenseur, puis, impuissante, le regardait disparaître de nouveau face aux portes.

Sacré merdier...

Les étages défilaient alors sous les yeux de Tia qui était désormais observée par quelques uns de ses voisins qui, par coups de messes basses, devaient surement se faire des films. Ses pas lents, frottant le sol de la pointe de ses pieds, elle ne prêtait pas attention à celles et ceux qui, par curiosité malsaine, l'observaient encore. Elle y retrouvait son canapé, avant d'y porter le poids de son corps dessus. Ses jambes venaient mécaniquement poser la plante de ses pieds sur ce dernier avant que sa tête ne joigne ses genoux. Elle suffoquait. Elle avait du mal à respirer et pourtant, elle ne pouvait rien y faire. Le coussin qu'elle serrait contre elle se tordait doucement. Il lâcha prise après quelques minutes. Le soleil continuait sa course alors que la lune était toujours présente. Elle s'effaçait lentement sous la lumière, et n'était plus qu'une tâche dans le ciel de San Francisco.

Omega:
La lumière du téléphone aveuglait Ethan, alors que ce dernier déambulait dans les rues. Un nombre conséquent de véhicules se croisaient à un carrefour dont il ne prêtait aucune attention. Il lisait et relisait les messages de son téléphone, certains n'était sans aucune importance. D'autres en revanche l'étaient un peu plus. Un numéro de téléphone inconnu dans son répertoire avant qu'il ne s'attarde de nouveau sur une signature qu'il connaissait trop bien. "F.". Il fermait les yeux de nouveau en plongeant ses pensées dans ses souvenirs.

Elles viennent comment au monde d'après toi?
- Mmh?
- Bon dieu de merde Ethan... Tu m'écoute au moins?
- Nan.


Il rouvrait les yeux et se retrouvait face à North quelques années en arrière. Il soupirait alors qu'il se concentrait sur Blueberrys Quarter. Il vérifiait de nouveau son chargeur avant de dévier le regard sur la barbe de North. Ils devaient tous deux pénétrer dans le fond du corner, entrer dans une sorte de labo et en faire bruler la cocaïne qui sortait de ses quatre murs.

Effy, Mia ou Kaya... Toutes les mêmes et toutes des Fitzermann...
- M'ouais, bah c'est la faute à pas de chance.
- Mais comment elles viennent au monde d'après toi?
- Tu sais... Papa dans maman ça fait parfois des autistes...
- Me prends pas pour un con. J'sais bien tout ça, mais quand même...
- C'est héréditaire North.


Leur sociopathie était héréditaire. Le syndrome de Gacy était héréditaire. Et alors qu'ils se préparaient tous les deux à faire bruler quelques kilos de coke, ils semblaient pourtant bien détendus. Ethan fermait une nouvelle fois les yeux. Un long soupir s'échappa de ses poumons avant de reprendre cet air pollué de San Francisco. Il s'était arrêté à un feu rouge qui venait de passer au vert alors qu'il ne bougeait pas, contrastant avec le reste de la population qui semblait plus pressé de rejoindre leur boulot, que lui devoir rejoindre ses responsabilités.

Papa dans maman hein...

La réponse à cette signature venait naturellement alors qu'il serra les poings qui étaient dans le fond de ses poches. Sa mâchoire venait se contracter naturellement, laissant un craquement audible qui se fit entendre dans les oreilles d'un gamin qui tenait la main de sa mère à sa gauche. Il tournait ses yeux en direction du petit qui semblait plus effrayé par Ethan qu'intéressé. Il se colla un peu plus à sa génitrice alors qu'elle remarqua Ethan avant d'embrayer une allure rapide. Il faisait peur à voir et il l'avait bien senti.

Dans le fond il venait de tirer un trait sur toute sa vie alors que ce dernier le rattrapa. Un foutu trait bien long qui se logeait gentiment entre les tympans d'Ethan qui lui rappela la dure loi de Murphy. Dans le fond, il se devait de finir ainsi. Lui qui n'avait plus rien à perdre, il fallait clairement que ce genre de personne ne continue pas d'arpenter les rues. C'est ce qu'il pensa quand il venait de rejoindre sa berline. Il grimpait dedans avant que la marche arrière le fasse s'extirper d'une voiture qui lui avait vraiment collé à la gueule. Le seul endroit où il était encore autorisé à aller pensa-t-il, était encore dans le désert. Dans ce Hangar où il cru bon de prendre pitié envers une sociopathe.

Tu t'es jamais demandé à quoi ressemblait un Fitzermann masculin?
- Hmm?
- Kaulins... Je te parle...
- J'écoutais pas.
- J'ai bien remarqué...


Il reposait le verre sur le bar en soupirant quelques instants. Il avait du mal à se convaincre qu'un Fitzermann en version homme était possible. Il regardait le contenu de son whisky en relevant les yeux vers Joy qui buvait son verre plus rapidement que lui. Il soupirait quelques instants en suivant le rythme qu'elle instaurait dans le Welcome Pump. La raison pour laquelle ils se retrouvaient tous les deux face à l'autre, c'était surement pour Kaya, mais sa mémoire lui jouait parfois des tours et il en avait oublié la raison de sa présence ici.

D'ailleurs. Ta pote Kaya...
- Hmm?
- Franchement elle est top. C'est bon de l'avoir dans les parages au squat.
- Ha...
- Quoi?
- Kaya... Une bonne présence...


Mais au fond c'était le cas, elle le lui avait dit qu'elle était une bonne fille. Même si aux premiers abords elle était spéciale, elle semblait tout à fait présente pour aider les jeunes de Corona. Et au fond, il savait qu'elle n'était pas quelqu'un de mauvaise. Il braquait à droite prenant la direction du Golden Gate alors qu'il laissait entendre un soupir d'agacement face à cette fatalité que Tia lui avait exposé. Des trois, c'était la seule qui n'a jamais causé de réel crime, et le principal concerné ici était lui-même. Dans la direction de Tierra Robada, il savait que le désert ne se trouvait pas à plus d'une heure de route, et au fond de lui, il savait qu'il n'en sortirai pas.

Le père Fitzermann était énervé, et avait demandé une entrevue. C'était quelque chose qu'il ne voulait certainement pas subir.

Fitzermann mâle, ça doit être un bon merdier quand même...
- J'te le fais pas dire.
- Le genre de mec: Coucou! Ah bah merde t'es mort! Oups... J'ai tiré trop vite.
- Tu pousse loin Kaulins.
- Admet le Jason!
- Nan.
- Admet le!
- T'as oublié: pan.


C'était la dernière chose à laquelle il avait pensé alors qu'il coupait le moteur. Ironiquement, cette main qui avait enlevé tant de vies tremblait à l'ouverture de la porte de son véhicule. Il s'en sortait longuement alors que ses yeux remarquaient deux SUV garés non loin du hangar. Il ne voulait pas y aller. Il ne voulait pas le voir. Il ne voulait pas payer pour sa vie. Et fatalement, il avançait alors qu'il n'en voulait certainement pas en connaître le dénouement.




Dernière édition par Δ2 le Mer 14 Juin 2017, 12:11, édité 23 fois

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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 01 Juin 2017, 19:22
Ah

T'as légèrement foiré ton code.
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 01 Juin 2017, 20:00
Corrige le pour moi stp



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 01 Juin 2017, 20:25
Problème de balise pour la couleur du texte ...
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 01 Juin 2017, 20:33
@Δ2 a écrit:Corrige le pour moi stp

C'est bon. hOI
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Ven 09 Juin 2017, 17:40
Ajout des deux premières parties du chapitre 3. Oui, je sais, commencez à vous poser des questions pour ceux qui suivent. Et en plus, pute que je suis, je ne donnerai pas la suite maintenant. Luv



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Ven 09 Juin 2017, 18:34
Ah putain on est presque dans l'optique de ce que j'avais imaginé...

Salope.
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Lun 12 Juin 2017, 19:57
Ajout du chapitre 4 (le 11/06/17) et début du chapitre 5 avec un long panflet.



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Lun 12 Juin 2017, 20:12
C'est bien. Voila.
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Mer 14 Juin 2017, 12:13
Bon. Limite de 65.000 caractère oblige par message, le chapitre 5 est posté dans son intégralité en dessous du premier post c'est à dire:

ICI PUTAIN



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Mer 14 Juin 2017, 15:21
C'est pas mal du tout hein. Tu peux pas écrire de la merde histoire que je change un peu de message à chaque fois ?
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 15 Juin 2017, 22:06
Ecrire de la merde ne m'intéresse pas trop. Surtout quand j'arrive à faire des chapitres aux parties aussi longues.

Chapitre 6 ajouté.



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 15 Juin 2017, 23:24
J'ai lu.
J'ai trouvé ça bien. Les références à Max Payne toujours cool.
J'attends la suite. Comme d'hab.

Voila.

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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Ven 16 Juin 2017, 18:45
Fin du chapitre 6 (troisième partie ajoutée) chapitre 7 ajouté.

ICI



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Ven 16 Juin 2017, 18:53
Putain, c'est aussi profond que la dépression de Jason.
J'aime ! hOI
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Lun 19 Juin 2017, 18:23
Début du chapitre 8.

ICI



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Mer 21 Juin 2017, 20:02
Finalisation du chapitre 8.



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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Jeu 22 Juin 2017, 13:49
A ce rythme tu vas atteindre la limite de caractère sur le deuxième post aussi.
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Re: Ethan Kaulins - Need for free [Finale.P2]

le Ven 23 Juin 2017, 09:00
C'est pas grave. Ça me permettra d'entamer le chapitre final final final.
Là où tout se jouera.



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