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[Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Dim 21 Déc 2014, 22:26


C'est en étant mis en confrontation avec la mort que j'ai réalisé à quel point survivre était primordial. Pourquoi survivre ? Pour rendre justice.



"Deux ans... Il c'est écoulé deux ans. Deux ans qui me sépare de mon passé à Los Angeles. Deux ans que j'ai tué Dwayne Orton, que j'ai tourné la page. Que j'ai cru avoir tourné la page. Il n'y a pas un instant, en ces deux ans, où je ne ressasse pas le passé, où je réfléchie de la meilleure vie que j'aurais pu avoir si Jessy et Damian c'était occupé de Dwayne plus tôt. Maintenant je suis là, à m'occupé tant bien que mal de mon fils pendant que les services sociaux s'efforcent de me le prendre, m'accusant de ne pas l'élever correctement.
Alors qui suis-je aujourd'hui ? Un homme perdu par sa folie et ses pensées. Un homme qui risque de ne pas survivre encore bien longtemps à cause de ses conneries du passée. Un homme qui subit, à chaque instant, le retour de flammes qu'il mérite. Une bête égarée dans ce monde vaste et dangereux, remplie de pourries et de corrompues. Combien de temps vais-je tenir ? J'en sais rien. Seul l'avenir me l'dira."










Justicier perdu:

Tulsa. Oklahoma. C'est là que j'habitais maintenant, depuis deux ans. Et comme chaque soir depuis deux ans, j'attendais devant cette école. J'attendais la sonnerie, j'attendais de le voir sortir. Jesse. Mon fils. Et quand la sonnerie retentissait, à chaque fois, je voyais les enfants sortir. Je les voyais heureux, candide. Une vie calme, sans soucis. Certains courraient dans les bras de leurs parents, d'autres souriaient. Je prêtais particulièrement attention aux enfants qui restaient ensemble, montant dans le car, souriant au conducteur, plus occupé à fixer la jeune demoiselle de l'autre côté de la rue plutôt que de s'occuper des gamins qui montaient les uns après les autres.

Tout ces enfants étaient heureux. Presque tous... Pendant que cette foule grouillonante d'enfants et de parents se vidaient, petit à petit, certains restaient là, à s'occuper de leur prochaine victime plutôt que d'aller voir leurs parents, discutant sur le parking.
Ce jour là, je patientais. Calmement. Dans le temps rude, nuageux, signant l'installation de l'hiver sur la région. Et soudain, à la sortie, je vis un groupe... Un groupe d'enfants... Deux... Trois... Quatre. Quatre, ils étaient quatre. Quatre enfants autour d'un seul gosse. Et alors que ces quatre blancs maltraitaient ce qui semblait être un petit métis, les parents ne bougèrent pas le petit doigt. Deux d'entre eux étaient même amusés par la scène. La seule erreur étant que leur victime était Jesse. Et leur seconde erreur était qu'il ne connaissait pas le père.
Et pendant que je m'approchais du groupe d'enfants, me tenant sur ma canne, avec ma capuche sur la tête, ceux-ci reculait. Il faut dire que je n'avais pas l'allure d'une personne honnête. Je faisais peur. C'était bien connu... Le sweet à capuche... Le jean trop grand, usé. Une barbe mal rasé, des cernes, et des cheveux mal coupé. Je m'y étais habitué, moi. Les habitants de Tulsa non... Apparemment.

Le premier qui touche mon fils, je lui fait la peau !

A ces cris, deux d'entre eux étaient partit se réfugier derrière leurs parents, qui eux même c'étaient précipité au volant de leur véhicule. Les deux autres, eux, étaient bien plus téméraire. Pauvre idiots... Aux images de leur père, dont l'un s'exclama:

Oh negro ! Tu viens de dire quoi là ?
- Que le premier qui touche mon fils, je l'étripe. Un problème avec ça blanche neige ?
- T'a du cran enfoiré ! J'vais te montrer moi, comment on les traite ces gens là, par chez nous.
- Approche, j'veux surtout pas louper ça.
- Tu va voir l'singe infirme. Tu va pleurer et retourner dans les jupons de ta femme.



Me parler de ma femme... Me parler... De... Ma... Femme... L'erreur. Troisième et dernière erreur de cet homme. Il aurait mieux fait de la fermer. Il ne savait pas ce qui l'attendait déjà avant d'intervenir. Et après, moi même je ne savais pas ce que j'allais lui faire. Et c'est quand il courra sur moi qu'il comprit, mais trop tard, qu'une canne était aussi utile pour marcher que pour frapper !
Vivement, efficacement, la canne atteignit son crâne, avant même qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait. Il était au sol ! Et je continuais de le frapper du pied, même au sol, d'un air déchaîné.
Son ami courrait à son tour en ma direction, lançant son poing à l'aveugle, sans même chercher à savoir où le coup serait placé. Aucune difficulté à stopper net le coup, tenant ma canne fermement à deux mains, avant de le déstabiliser, un coup de pied violent à l'abdomen. Il se pliait, se tenait le ventre, gémissant de douleur, pendant que moi, sans aucune pitié, lui faisait comprendre la douleur que pouvait faire une canne sur l'arrière de son crâne, à plusieurs reprises, jusqu'à la briser. Je les regardais, tout les deux. J'étais prêt à continuer mon action, à les frapper encore plus, j'en avais envie ! Et... Non... Non... Ca n'aurait pas été raisonnable... Je pris la main de mon fils, puis nous sommes partit.

Cinq fois en deux ans. J'ai corrigé cinq groupes de personnes en deux ans. C'est à cela que se résumait ma vie ici... Un justicier... Seul... Perdu, plaidant toujours la légitime défense. Un justicier qui sombrait, de plus en plus, petit à petit, oppressé par tous. Que ce soit ennemis, les services sociaux, tous étaient contre moi. Mais ce qui m'oppressait le plus... Ouai... C'était ça... Mes souvenirs.

Quotidien:

De rues en rues, et de bar en bar. Le scénario était toujours le même, à longueur de journée... Je posais Jesse à l'école, et je marchais dans la rue. Et tout les regards... Oui, j'ai bien dit tout les regards, sans exceptions... Donc... Ouai... Ils me fixaient tous ces regards. Si bien que pour expliquer à quel point c'est oppressant, j'viens d'utiliser le mot regard trois fois en une phrase.

Les bars... Certains bien, d'autre servaient de l'alcool que même un putain d'alcoolo n'aurait pas pu boire. Et pourtant moi, je le buvais. Désespéré, perdu. Sans rien, à part un fils, et encore, il m'échappait petit à petit, par la force oppressante des services sociaux qui sauteraient sur la première occasion de me le prendre. Et pour oublier, je me bourrais, tout en essayant de limiter la casse, histoire de pouvoir marcher et de ne pas passer pour un débris auprès de mon fils. Et à chaque sortie de bar, je soufflais un grand coup, espérant ne pas tomber devant le seuil de la porte et finir au poste de police pour ivresse sur la voie publique.
Les rues de Tulsa étaient en général calme la journée. Pas trop de problèmes. Le peu qu'il y avait était vite réglé. Un coup de bouteille sur la tête, et un sprint pour pas se faire attraper. Voila ma vie, rue, courir, fuir, bar, bar, rue, et allez chercher Jesse. S'en était devenu un quotidien, une routine. Longue, ennuyeuse. Le temps passait lentement, si bien que ces deux dernières années ont donné l'impression de durée une éternité.

Sombrer:

Ma vie nocturne ? Bizarrement... Aussi palpitante que ma vie en journée. Une maison en ruine. Voila... Voila ce que je possédais. Une maison qui n'avait rien à envier. La nuit, je dormais dans ce salon, sur ce vieux canapé, inconfortable. Il m'empêchait de dormir... Même si autre chose m'empêchait de dormir. Mes rêves ouai. Plutôt... Mes cauchemars. Je rêve oui. De temps en temps. Le reste ne sont que des souvenirs qui remontent, qui font mal, qui blessent et qui brisent un morceau de mon âme à chaque fois. Et à chaque réveil, le même scénario. Je me réveillais dans ce salon miteux, sur ce canapé pourri. Une table basse était à côté. Elle tenait à peine debout. Et dessus, des verres, des bouteilles d'alcool en tout genre. Les verres... Je suis incapable d'en définir le contenu si ce n'est des mélanges d'alcool. Le reste du salon était lugubre, sombre, éclairé à la seule force de la lumière de la lune, qui passait par la fenêtre entre-ouverte. Et dehors, on entendaient le bruit du vent, des animaux, des chiens qui aboyaient.

Et chaque nuit, je me réveillais là dedans. Chaque nuit, à chaque réveil, des sueurs froides, des tremblements, une respiration saccadée, et une haine constante du monde dans lequel on vit. Et quand bien même je tentais de m'endormir... Non... Comment veux tu t'endormir avec ces sentiments là. Alors je marchais... Dans le salon... Ou je déambulais, dehors. A chaque sorties, je marchais dans la rue, le regard vide. J'imaginais toujours un homme me tuant dans la rue, d'un coup, comme ça, sans raison. J'aurais aimé que tout ce passe ainsi, et qu'on me retrouve le lendemain, inerte sur le sol. Pendant une période, c'était ça mon rêve, mourir. Mais toutes les fois, sans exceptions, tout ceux qui tentaient de m'agresser finissaient la tête dans le sol sans même avoir eu le temps de sortir un couteau ou une arme. Mon... Autre moi... Ouai, lui. Il me sauvait, tout le temps. Je ne me défendais pas, c'est lui qui me défendait.

Une fois ma marche nocturne terminée, je rentrais chez moi, sous l'éclairage des lampadaires. Parfois, quand le ciel était dégagé, je me contentais juste de regarder les étoiles, pensant à elle. Je ne dirais pas son nom, je l'ai déjà suffisamment prononcé. Et je me recouchais... Parfois sobre... Parfois pas. Mais jamais, plus jamais, de médicaments. Non non non, plus jamais de médicaments. J'en avais fait une promesse. Et d'ailleurs... C'est la seule promesse que j'arrivais à tenir.








Attaque:

Mais cette nuit là allait être différente. Bien plus différente que tout. Et révélatrice de certaines choses dont j'aurais cru impossible.

Ce rêve. Magnifique rêve. Je la voyais. Elle était là. Assis à côté de moi. On parlait, riait... On était heureux... Parfois, je faisais ce genre de rêve. Voyant ce que je n'étais plus capable de voir. Sentant ce que je ne pouvais plus ressentir. Et plus beau était le rêve, plus dur était le réveil. Mais pour le moment, je rêvais, et c'est tout ce qui importait. Jusqu'à ce qu'une voix m'interpelle. Cette voix... Je la connaissait. Elle venait de l'extérieur... De l'extérieur du rêve, de la réalité. Je l'entendais de plus en plus, et de plus en plus, elle s'éloignait. C'était ça le réveil... La voir s'éloigner.
Et puis, j'ouvrit les yeux. Il était là, face à moi. Et à chaque fois, il me réveillait. Presque toute les nuits, cette hallucination de réveillait. Et cette fois-ci, il avait raison.

"Salut Shawn.
- Ca... Casse toi... Dormir...
- Hep Shawn... T'entends ?
- Non... Dormir...
- T'es sur ? T'entends rien ?"


Il était là le problème... Je reprenais conscience entièrement. Il attirait mon attention sur les bruits environnant... Et... Je n'entendais rien. Pas de chiens, pas d'animaux. Juste la pluie. Ce n'était pas de moi, puisque j'entendais la pluie.

"-Rien...
- Exact..."


Mon hallucination m'avait... Enfin... C'est comme si il était devenu mon instinct... Mon instinct me parlait.

Pas de bruit... Seul mon souffle se faisait entendre... Et puis des pas... Quelque chose, des chuchotements.
Et je n'eus juste le temps de me coucher au sol. S'en suivie des bruits assourdissants, déchirant le silence qui pesait dans le quartier. Des éclairs de tout les côtés, et des balles traversant l'ensemble du salon. C'est en tournant la tête que je vis mon hallucination se faire transperçer de toutes parts. Le coton du canapé volait, les bouteilles s'éclataient, et certains meubles tombaient en morceaux. Et dans ce tourbillon, je réalisais, pour la première fois, que mourir n'était pas une option. Je réalisais que si je mourrais, plus personne ne s'occuperais de Jesse, que ce serait encore une promesse non tenu, et une injustice. Personne ne le vengerait si nous viendrions à mourir. Et personne ne voudrait chercher ces types. Tu vois, c'est en étant mis en confrontation avec la mort que j'ai réalisé à quel point survivre était primordial. Pourquoi survivre ? Pour rendre justice. Ces hommes devaient mourir, même si ça briserait une autre promesse. Il valait mieux celle là que l'autre.

Un court instant... C'était dans ce court instant que tout allait se jouer. L'instant où ces mecs rechargaient leur flingue. J'avais la détermination, la rage. Il fallait que je me lève. Il fallait que je trouve Jesse, qui était dans la chambre à l'étage. Et dans ce court moment, j'ai courru en direction des escaliers. La seconde suivante, les tirs reprenaient. Jesse étaient appeuré, caché derrière les barreaux des escaliers.


"Jesse ! Jesse !
- Papa !
- Au moins, maintenant, ils savent que t'es là.
- Putain, tu pouvais pas rester mort toi ?
- Tu parle à qui papa ?
- Non rien, j'parle tout seul, suis moi."



La chambre, il fallait atteindre la chambre. Il y avait deux chambres. Celle de Jesse, et l'autre. Il fallait atteindre l'autre. Une fois dedans... Ca y est, j'étais dedans. Une boîte, il fallait que je trouve la boîte, dans cette chambre inhabitée. Le désordre rendait la recherche difficile, mais j'ai finallement trouvé. Je l'ai ouverte, saisissant l'arme et le chargeur à l'intérieur. Je sentais quelque chose monter en moi, puissance, colère, quelque chose... une fois l'arme en main... J'ai... Non non... Plus moi... peut être lui. Nous ! Nous avons enfilé le chargeur dans l'arme. On avait promis de ne plus s'en servir... Malheureusement...

Arme en main, il fallait finir ces mecs... Je fixais Jesse, en sortant de la chambre... Nous fixions Jesse en sortant de la chambre... Avant d'ajouter:

"Reste là gamin."

Contre-attaque:

Haine... Colère. Toujours, tout le temps. Et c'était le moment de tout lâcher. Sur ces types. Il fallait tout lâcher, les tuer. Pas les blesser non... NON ! Les tuer. Il le fallait. Eux ou moi.. Eux ou nous. Le choix était simple. Agir, discrètement, efficacement.

La pénombre. Le silence. Tout cela s'était réinstallé. Les éclairs des coups de feux disparues. Le retour au calme dans le quartier. Et ils étaient là, dehors. Juste à la porte. Pas tous... Deux. Ils étaient deux à la porte. Et moi... Lui. Cacher dans la pénombre. Prêt à agir. Une cigarette, un briquet. La fumée s'échappant de nos poumons. Un instant... Un court instant de calme. Avant que la porte d'entrée, dans un grand vacarme fut défoncé, enchainant par des lumières aveuglantes, et des bruits assourdissant, tout droit sortie d'une arme à feu... Sept fois. Il y a eu sept coup de feu... Et l'instant d'après, deux personnes au sol. Deux morts. Et moi, recrachant ma fumée, calmement.

Et en une fraction de seconde... Ou plusieurs minutes... Quelques secondes, peut être... je ne sais plus. J'étais derrière la maison, face à l'homme qui avait fracassé la fenêtre, en entrant ensuite. J'étais juste derrière lui, n'ayant qu'à saisir un morceau de verre.

"Allez Shawn, fonce ! FONCE !"

Cette voix dans ma tête continuait de me parler, me conseillait. Je savais ce que je devais faire. J'hésitais... Et puis... Plus d'hésitation. Juste une action mécanique. Une action qui semblait avoir été réalisé des centaines de fois. Pas de sentiments, pas de peur, ni d'angoisse. Juste une action. Et dans cette action, un homme, dont j'écrasais la gorge en passant mon bras sous celle-ci, exerçant une pression. Et l'instant d'après, de légers bruits d'agonie, le morceau de verre planté à plusieurs reprises dans le torse de l'homme, ma soif de sang grandissante. Il tombait au sol, et moi, j'avais son automatique dans la main, prêt à m'en servir contre le dernier homme.

Il n'a été qu'une formalité... Une formalité. Quelqu'un qui ignorait réellement à qui il avait à faire. Il était dans ce salon, détruit. Ce champ de bataille...
Un sifflement. Il tournait d'abord sa tête, puis son corps entier. Et en cinq secondes, sa dépouille tomba au sol, transpercé par les 30 balles que composait mon automatique. Son sang giclait, immaculant le canapé, et les rideaux dans lequel son cadavre s'emmêla.

Et le calme se réinstalla... Ce calme... Douce mélodie que celle du vent. Le seule bruit que l'on pouvait entendre, dans cette maison recouverte de sang, que chacun des quatre cadavres perdait au fur et à mesure. Et au milieu de ces quatre cadavres... Un homme... moi... m'affalant sur le canapé en pièce, finissant ma cigarette.

"On a fait ce qui était nécessaire pour survivre Shawn."

Certes... Mais je m'étais promis de ne plus tuer... Encore une promesse foutue en l'air au profit d'une autre. Il ne restait plus qu'à boire la bouteille de whisky, dont le goulot était maintenant détruit, fermant les yeux, ne me concentrant que sur le silence... C'était bien le silence....









Seconde vague:

Ma cigarette, mon verre... Mon canapé, ma maison. Le calme. Un silence absolu. Et dans cette nuit lugubre ou les quatre cadavres gisaient encore, j'attendais... J'attendais patiemment que la police arrive. Et des voitures arrivaient. Des phares illuminaient la rue. La lumière passait à travers les carreaux cassés de la fenêtre dont les rideaux étaient en lambeaux. Je souriais. J'avais tout préparé... Tout. Légitime défense, ces hommes sont venus, ont tiré, je n'ai fait que me défendre. Ma version était celle-ci. Le pire était qu'elle passerait probablement, puisque c'était la vérité.

Je me levais de ce canapé, me dirigeant lentement vers la fenêtre. Et pendant que je me dirigeais vers cette fenêtre, j'entendais des sirènes au loin s'approcher... Je n'avais pas réalisé qu'en effet, les voitures garées n'avaient pas de sirènes... Et c'est en regardant par la fenêtre que j'ai compris... Quatre voiture, quatre personne par voiture, soit seize personnes. J'étais pas fort en calcul mental, mais dans cette situation, ça a été particulièrement rapide.
J'ai tourné la tête à droite, soupirant... Je le regardais, il était là, debout, face à moi, regardant les voitures dehors...

"Alors Shawn ?
- C'est pas les flics...
- Ca fait pas de doute...
- On fait quoi ?
- Courir est éventuellement une option ?
- Et pour les flics qui vont débarquer ?
- Depuis quand tu te préoccupe d'eux ? Ah au passage, ils vont bientôt tirer là."


Immédiatement, j'ai couru dans les escaliers. Je savais que contre seize, autant se tirer une balle dans la tête tout de suite. Il ne restait plus qu'à courir.

"Jesse !"

Les sirènes s'approchaient. Les flics étaient arrivés sur les lieux. On arrivait aisément à les entendre de l'extérieur. Je regardais par la fenêtre de la chambre, en prenant Jesse dans par la main.

"Police ! Oh Bordel !"

Les tirs se croisaient, le silence était de nouveau rompu dans le quartier, suivit d'un carnage général, pendant que moi et Jesse courrions dehors, en passant par derrière la maison.
Courir. Il fallait courir. Et derrière nous, une véritable fusillade avait débuté. Et encore plus proche derrière nous, trois hommes nous coursaient.

Courir:

Courir. Il faut courir. Plus vite. Je... Je n'entends plus rien. Juste courir. Il faut courir.

Qui ils sont ? Que veulent-ils ? Qu'est ce que j'ai fais pour qu'on veuille me tuer aujourd'hui, maintenant ? Pourquoi ? Tant de questions qui restaient sans réponse. Mais pour le moment, la seule véritable question qu'il fallait se poser, c'était: Est ce que je vais m'en sortir vivant ?

Cette fois-ci, la réponse à cette question était bien moins évidente. Et pendant que moi et Jesse évitions les balles, je réfléchissais à un plan. Il fallait partir de la ville, vite. Une voiture. Il fallait une voiture.

La rue était sombre, les lampadaires explosaient les uns après les autres, au fur et à mesure de la course poursuite. Les balles les explosaient. Certaines devaient passer proches de nous... Trop proches de nous. Mais pas encore assez pour nous déstabiliser ou nous toucher.
Et très vite, comme attendu, Jesse était prit de vitesse... Un gamin de 10 ans ne coure pas comme un adulte de 30 ans, ça ne fait pas de doute.

"La ruelle.... Jesse ! Suit moi."

Une ruelle sombre. C'était la seule chance. Une porte. Un vieux bâtiment. Il y avait un vieux bâtiment ici. Dedans, rien d'extraordinaire. Mais assez pour y cacher Jesse.

"Cache toi là. Et tu bouge plus ! Pas un bruit."

Trois contre un. Armés contre désarmé. Comment m'en sortir ? Je n'en avais absolument aucune idée. Et maintenant, condamné dans le bâtiment. La seule chose qui restait à faire, c'était prier pour que tout se passe bien. J'ai beau ne pas croire en lui, j'espérais juste que Dieu me pardonnerait ça si je venais à mourir.

Etre violent:

Une barre de fer dans la main... Tremblante, mais surement pas hésitante. Il ne fallait pas hésiter. Le premier qui passait finissait le crâne éclaté. Mais à quel prix ? Si c'était pour se prendre une rafale d'un deuxième mec derrière, ça ne servait à rien.

Le silence rêgnait dans le bâtiment. Aucun bruit. Le vent sifflait à travers les quelques fenêtres dont certains morceaux de verres manquaient. La lune illuminait légèrement la pièce.
Ils étaient tout les trois entrés... Chacun fouillant un côté... L'un d'eux s'approchait de moi. Il s'approchait dangereusement. Et caché derrière mon mur, j'attendais juste qu'il passe à côté de moi, fermant les yeux un moment, respirant longuement... Je n'entendais rien. Plus rien... Je tremblais. La seule chose que j'entendais, c'était les bruits de ses pas lent, et mon coeur qui battait.... Et qui battait de plus en plus fort... Pas après pas, j'attendais... Qu'il passe... Et au moment voulu, une fois arrivé à ma hauteur, je sortis de derrière mon mur, envoyant un violent coup de barre de fer au niveau de sa tête. Il tomba net au sol, gémissant, le crâne quasi ouvert. Et le peu de bruit qu'il avait fait avait suffit à attirer l'attention des deux autres. Je pris son arme, pendant que l'un des deux autres couru aussitôt vers nous.

Légère confusion... Impossible de définir ou je me trouvais précisément, ce que j'avais fait. La seule chose qui me restait à l'esprit, c'est que j'étais derrière lui. Et quand il c'est retourné, c'est la crosse de l'arme qui l'a accueillie.
Le dernier homme... je.... Je ne sais plus... Pourquoi je me souviens plus.... Je ne sais plus. Il était là, et j'entendais un enfant crier... Jesse ! J'entendais Jesse crier.

"Alors petit. Où est ton papa ?"

Je me souviens... J'était derrière lui. En rage... Ce n'était... Enfin. Ce n'était pas comme les quatre dans la maison, c'était pire. Ce n'était réellement plus moi qui contrôlait mon corps. Je ne restais que spectateur de la scène cette fois-ci. Trop d'émotions. Trop de haine. Il me contrôlait.

"C'est nous que tu cherche?"

Il c'est retourné, tenant Jesse... mais rien.... Ca ne l'a pas empêché. Les tirs retentissaient, et résonnaient dans le bâtiment. Il avait à peine eu le temps de se retourner... Sa tête avait déjà fini en bouillie, tellement le nombre de balles qu'elle prenait était grand. Sa dépouille lâcha Jesse, qui se coucha au sol, et les dernières balles du chargeur était maintenant destiné au reste de son corps.

"Cours petit... Dehors..."

Le petit était effrayé. Intérieurement, je ne comprenais pas ce qui c'était passé.

"J'ai dis DEHORS !"

L'enfant s'exécuta. Le silence... Le silence revenait. Plus aucun bruit. Plus rien. Je... Il... c'est rapproché de l'homme... Inconscient, le crâne à moitié ouvert. Il continuait de gémir.

"TA GUEULE ! TA GUEULE !"

J'avais... Enfin... Il.. On avait repris la barre de fer. Et pendant qu'on criait ça, on le frappait, encore et encore, écrasant sa tête. La barre était devenu rouge vif. Le sang. Il y en avait partout.

"TU VA FERMER TA GUEULE OUI ? Là ! Voila !"

La barre de fer à la main, on se retournait, vers le second homme inconscient, mais en bien meilleur état que le premier. Il bougeait, il était vivant. Il ne tarderait surement pas à se réveiller. On souriait, d'un sourire arrogant et vicieux.

"Viens avec mon gars... On va bien s'amuser."









Scène sombre:

Une fumée épaisse. Une odeur de tabac. Tout ça mélangé à l'odeur de sueur et de moisie de la pièce dans laquelle on se trouvait. Tout les trois... Moi, l'autre... Et cette pauvre victime. Il y a une heure, il était le chasseur. Maintenant, il est le chassé. Attaché par les pied, tremblant, transpirant. Le sang coule sur sa joue, et chaque goutte qui tombait au sol créait un léger son résonnant dans la pièce déjà humide, sombre, éclairé par une vieille ampoule.

Lui en face de nous. La peur dans les yeux. Cette même peur que j'ai réussis à ressentir quelques heures auparavant. J'avais peur oui.... Peur de mourir, de perdre mon but ultime: Protéger Jesse. Et maintenant, me voila satisfait. L'homme en face de moi, bougeant dans tout les sens, se débattant de la corde serrée qui le retenait un mètre au dessus du sol, me fixant, moi, assis sur cette chaise, fumant tranquillement ma dernière cigarette. Et je le fixais, humblement. Je pensais à tout ce qu'on aurait pu lui faire subir. Au contrôle de chaque partie de son corps. C'est nous, lui... qui décidera de ce qu'il adviendra de chaque partie de son corps. Et, jetant le mégot au sol, je me suis levé... Je me suis approché... Qu'est ce qu'on allait lui faire ? Qu'est ce qu'il allait lui faire. Moi j'observais ce que ma folie pouvait donner de plus sanglant. Pour la première fois, je laissais faire, je libérais cette autre personne en moi, cet être dénué de sentiments. Une personne qui, quand on la regarde, retire tout espoir de survie.

Cet homme savait. Nous savions tout les deux. Nous savions que, dans tout les cas, il ne s'en sortirait pas vivant. Il allait mourir, cette nuit, ici. Attaché par les pieds comme un porc qu'on aurait laissé dans la chambre froide. Un animal... Il était réduit au rang d'animal.
A côté de lui, une petite table, avec des outils plutôt archaïque, mais qui, malgré tout, aurait suffit à faire l'affaire.

Pas à pas, je m'approchais de lui, au rythme du sang qui touchait le sol, les bruits brisant le silence de la pièce. J'arrivais... face à lui, un outil à la main. Aucune idée. Une scie ? Surement. Ca devait être ça... Une scie. Des gémissements. Il avait peur. Qu'est ce qu'on pouvait lui faire avec cette scie. Je regardais cette scie... Je soupirais... J'attendais la suite.

"Tu sais mon gars... J'sens que t'a plein de choses à raconté. Alors voila comment ça va fonctionner. Je pose les questions, tu réponds correctement, sinon... Et... Si t'es sage, je te libère à la fin. Bon... peut être pas dans le même état que maintenant, mais voila...
- Je...
- Je crois pas avoir posé de question encore !"


Et d'un mouvement précis, rapide, la scie venait le taillader au niveau de l'abdomen... Enfin... la scie ne coupait plus, elle arrachait plutôt, tellement les dents rouillés étaient usés. Du sang commençait légèrement à giclé, pendant que l'homme hurlait de douleur...Ces cris... Perçant, horrible à entendre. Des cris résultant d'une souffrance dont seule ma folie arrivait à se réjouir... Et la rouille de la scie était recouverte du liquide rouge vif. Ca avait commencé. La boucherie avait commencé.

Réponses:

La seule image qu'il me reste de cela... C'est cet homme... Torturé.

La torture. Une chose que je n'avais jamais réalisé avant. Une chose qui était inconnue, bannie du peu d'humanité qu'il me reste dans cette vie. Et voila que je l'ai fais. Mon humanité, que je pensais revenir peu à peu, éclatait de nouveau. On ne reconstruit pas une humanité. Lorsqu'elle disparaît... Elle disparaît pour toujours.

Une main en sang... Une tête en sang. Un corps entier en sang... Et allons plus loin. Trois doigt coupé, le quatrième était coupé à la première phalange. Un oeil brûlé par le bout d'une cigarette, ressortant au milieu de coupures aux joues, et de bleus. Tout ça sur un ventre tailladé, arraché, par une scie incapable de couper du bois. Du sang... Du sang, et encore du sang. Il respirait à peine, il était à peine conscient, malgré les "coups de fouets" qu'on aurait pu lui donner. Il pleurait, il criait, il crachait du sang. Et il avait réussit à parler. A avouer. Tout ce que je voulais, je l'ai obtenu.

Ce mec... Un mec du groupe de Dwayne Orton. Un tueur. Tout ces mecs en étaient. Pourquoi me tuer ? Parce que le groupe sait que j'ai tué Dwayne Orton. Ils savent que c'est moi, alors que cela aurait très bien pu être Jessy, Sheyla, ou tout autre personnes présentes lors de l'attaque du convoie.

Une personne fautive de tout cela... Damian Jones... Ce connard a balancé à l'ennemi que j'ai tué Dwayne Orton. Mon beau-frère m'a balancé ! Pourquoi faire ça ? Ce pauvre torturé a été incapable de me le dire. C'est vrai... Après tout, il ne fait partie que du groupe de Dwayne... Tant pis. Les dernières réponses, j'irais les chercher moi même. Et peut importe ce qu'il se passera, je réglerais le problème à la source.

J'ai posé l'ensemble des outils sur la table, puis j'ai sortie une arme. C'était la sienne... Celle qu'il avait, celle qui était destinée à me buter. J'ai retiré le chargeur, ne laissant alors qu'une balle dans la chambre du flingue, puis je l'ai posé sur la table, à la portée de sa main encore intact.
Il regardait l'arme, apeurée, souffrant, avant de me regarder moi. Il agonisait...

"J'sais bien que tu souffres l'ami. Mais j'ai promis que je te libérais..."

Et, à l'aide de mon doigt, je lui montrais l'arme. Avant de faire demi tour, rejoignant l'escalier un peu plus loin. Et... Avant même que j'ouvre la porte... Un coup de feu retentissait dans la pièce, la douille touchant le sol. Il faut croire que parfois, la liberté que l'on obtient n'ai pas toujours celle que l'on voulait obtenir.









Route et réflexion:

La route 40... Douce route, calme... M'enfin, ça semblait calme à cette heure là de la matinée. Une vieille voiture, avec une vieille radio. Le son du moteur, mélangé au son léger de la musique qui sortait du poste, berçant le sommeil profond de Jesse qui dormait sur le siège passager. Et ce même son me permettait de réfléchir.

Réfléchir à quoi ? A tout... A moi, à ma vie, au pourquoi j'en suis là maintenant.

Si j'devais redéfinir ce que je suis actuellement, le bilan serait le même que celui que j'ai fais quelques années plus tôt finalement. Un homme, détruit. Depuis toujours j'ai été détruit. Enfin, depuis mes 17 ans, depuis sa mort... Elle... Ma vie antérieure compte peu.
Détruit... Détruit par tant de mensonges, de choses cachées, menant à la mort de mon second amoure. La mort est toujours là, présente partout où que j'aille. J'essaye de la fuir, elle me rattrape finalement. Je ne suis pas fait pour vivre correctement dans cette société horrible et corrompue, dont chaque individu suit un système établie, des modes, des routines...
J'ai l'impression d'être un être horrible, n'ayant profité que du peu d'humanité qu'il me restait pendant 9 ans avec ma femme et mon fils, après avoir fuit et tué ceux qui tentait de détruire le restant de mon âme. Pendant 9 ans... Mon humanité m'aura permis de m'intégrer à cette société de merde. Pendant 9 ans, j'ai profité de mon peu d'humanité. Et voila aujourd'hui, de retour en arrière. Et je sais que cette fois-ci, rien ne me permettra de renaître, d'être un homme normal. Aujourd'hui, je retourne à Los Angeles.

Je suis... Un modèle... Ou si ce n'est un modèle, une réplique. La réplique parfaite d'un homme détruit se voilant la face sous un sourire et la bonté du monde. Mais finalement, j'emmerde ce monde. Je m'oblige à être humain pour oublier que je ne le suis pas. Du moins, je m'obligeais, car là où je vais, le chemin que je prend... Ce chemin là me coupera à toujours du reste du monde. Bientôt, je reviendrais, je serais là. Je vais faire la chose qui n'est pas réparable, qui emmène quelqu'un au point de non retour... Tuer ma famille. Je vais tuer Damian Jones. Il a trahi sa famille en me trahissant, en me dénonçant. Il n'a pas de principe. Il c'est vengé de l'affront que j'osais lui faire, au détriment de l'honneur et de sa famille, en me donnant à l'ennemi, sans même venir me tuer lui même ! Pourquoi il a fait ça ? Je le découvrirais oui ! Surement ! Et ensuite je le tuerais. Et si je ne le découvre pas... Tant pis... Il mourra quand même. Ce n'est pas morale. Nous ne sommes pas morale, ni lui, ni moi. Au fond, certains dirons que nous sommes pareil, défendant ses propres intérêt. Nous avons tué, fait des choix... Mais moi je dirais que non... Nous ne sommes pas pareil. Ce qu'il fait n'est pas morale, mais dans ses intérêts. Moi... Ce que je fais n'est pas morale... Mais juste.

Phoenix:

Phoenix, en pleine nuit. Je dois avouer que le petit quartier dans lequel je me trouvais était surement bien aussi calme que celui que j'habitais à Tulsa.
Me voila devant cette maison, dans cette nuit paisible. Jesse était dans mes bras, il dormait. Rien ne pouvait perturber son sommeil. Il est jeune... Il ne comprend encore pas l'ensemble des événements qui arrivent et qui s'enchaînent. Et je ne veux pas qu'il comprenne. Ce n'est pas fait pour lui.

Je frappais à la porte, espérant que l'habitante de cette maison m'ouvre. J'ai frappé une fois... Deux fois... La troisième fois, c'est la porte que j'ai défoncé du pied. Et, passant ma tête à l'intérieur, je vis la femme, d'un air étonné. Aussi étonné qu'elle était appeurée. Elle tenait une arme, prête à appuyer sur la détente. Elle tremblait, respirait fort. La porte tenait encore à peine debout, et je me tenais toujours là, en face de la femme, Jesse dans les bras, dont le vacarme de la porte n'avait rien perturbé dans son sommeil.

"Bordel... Shawn ! J'ai failli te buter !
- Ouai ouai, j'ai l'habitude ces temps-ci."


Elle posa son arme, soufflant longuement, s'asseyant sur la chaise derrière elle. Elle replaçait ses cheveux, fixant d'abord ses mains tremblante avant de revenir me fixer, les yeux remplies de larmes. Surement la peur...

"'Me refais plus jamais ça !
- Désolé Sharon... Bon et sinon... j'ai l'air d'être un lit ? J'le pose ou mon môme ?
- T'a qu'à le poser sur la canapé du salon là."


Aussitôt m'avait elle montré le chemin que je posais Jesse sur le canapé, lentement, sans le brusquer, avant de regarder les environs.
L'ambiance de la pièce changeait de ce que j'avais pu connaitre ses deux dernières années. Une maison propre, entretenu. Des tableaux, des photos... Des photos. Bon sang, j'avais oublié que ça existaient, des photos...
J'en pris une, particulièrement attirante. Sharon et un autre homme, un noir, souriant, heureux. Ca faisait bizarre de voir quelqu'un d'heureux comme ça. Cela me rappelait bien trop de choses...

"C'est qui sur cette photo Sharon ?
- Mon... Mari.
- J'savais pas que t'étais marié.
- Je ne le suis plus... N'en parlons plus, et pose moi cette photo."


Cette intonation de voix, je la connaissais bien. J'avais la même à une époque. J'ai toujours la même aujourd'hui quand on me parle de ce genre de choses. Je reposais la photo, me dirigeant vers la fenêtre, fixant l'extérieur, la rue éclairée, les maisons et parfois le ciel.

"Toujours traquée par Damian ?
- Qu'est ce que tu m'veux Shawn ?
- Je veux que tu me garde Jesse."


Elle ouvrit grand les yeux, l'air étonnée, rigolant légèrement, se moquant même. Avant de comprendre que je n'étais pas réellement venu pour rigoler.

"Attends... T'es pas sérieux là ?"

Sharon:

"Tuer Damian Jones... C'est ambitieux, et fou... Même pour toi Shawn.
- M'ahah... Faut croire que c'est pour ça que tu l'a pas fais avant de partir.
- Mais merde Shawn ! Tu t'imagines tuer Damian ? Tu sais même pas ce qu'il a fait réellement. Cette vengeance, c'est du suicide.
- C'est pas une vengeance, c'est rendre justice.
- Appelles ça comme tu veux..."


Le silence s'installait. Elle s'était installée au seuil de sa porte, dehors, en enfilant sa veste. Assise, elle regardait le ciel, soupirant. Je me contentais de l'observer. Elle était distraite, perdu. Au fond, elle n'était ni plus ni moins que moi, en femme... Une femme, ex-flic, avec une jambe à moitié morte et des côtes défoncés par un accident. Une femme qui continuait de prendre des anti-douleurs, dont la boîte était d'ailleurs juste à côté de cette photo, que je prenais, comme l'autre précédemment.

"Tu n'm'a jamais dis comment ça c'est fini ton aventure à L.A
- J'étais à Tierra avec John et les Jones, j'ai découvert que Damian était pas un mec cool, et il devenait parano, alors il a tenté de me tuer. Fin de l'affaire.
- Comment tu t'es fait passer pour morte ?
- John...
- Je comprend toujours pas pourquoi Davis est encore avec eux...
- Il y a des choses comme ça qui nous dépasse Shawn...
- Faut croire."


Je reposais sur la photo. Sharon était dessus, aux côtés de son frère.

"Et ton frère ? Il sait que t'es vivante ?
- Jason ? Non...
- Et t'a prévu de le lui dire un jour ?
- Peut être... Si c'est nécessaire."


Je venais m'asseoir à côté d'elle, la regardant de temps en temps, puis j'adoptais son comportement... Je fixais le ciel.

Et toi Shawn ? Tu m'a jamais raconté ta vie à Los Angeles... Et pourtant voila que tu viens déposer ton fils chez moi pour que je le garde... Raconte moi.

Le silence, puis le regard inquiétant que je lui jetais lui faisait bien comprendre quelle était ma réponse.

"Ma vie est loin d'être passionnante. Bref. Merci pour Jesse."

Je me levais, repartant en direction de ma voiture d'un air déterminé, allumant une nouvelle cigarette. Je marchais vite, je... Fuyais. Je ne voulais pas parler de ça. Elle avait réussit à me mettre mal à l'aise. Il fallait que je parte.


"Shawn !

Je me retournais, elle courrait vers moi. Elle avait toujours ces larmes dans ses yeux.

"Shawn... T'es la dernière personne à qui je peux encore parler sur cette Terre. Et toi tu ne me parles pas. Un jour, il le faudra bien.
- A quoi bon ? Ma vie n'a rien d'intéressant pour toi. Et puis... je ne reviendrais peut être même pas...
- Alors c'est pour ça que tu m'laisses Jesse ? Parce que tu te persuade de ne pas revenir ?"
- On n'est jamais sur de rien avec ce genre de conflit..."


Je la repoussais lentement, sans gestes brusques, et sans un bruit, regagnant ma voiture.

"Shawn, peu importe ce qu'il se passe, Jesse est à l'abri, ça je te le promets.
- Sharon... Tu n'sais jamais comment va la vie... Alors, ne refait pas les mêmes erreurs que moi. Ne fais jamais de promesse... Jamais."





Dernière édition par Jason Hawks le Mer 29 Juil 2015, 14:23, édité 11 fois
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Dim 21 Déc 2014, 22:29
Pour un retour, c'est un sacré RETOUR! Bien stylé tout ça.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Dim 21 Déc 2014, 23:31
Et merde...
J'attend la suite bg :*


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Lun 22 Déc 2014, 14:08
Ajout du chapitre 1
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Mar 23 Déc 2014, 13:30
Ajout du Chapitre 2.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Mar 23 Déc 2014, 19:00
Swag. Tu racontes toujours les choses du point de vue de tes personnages d'une façon sympathique. En plus le fils de ce personnage a du sang de BG qui coule dans ses veines.


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Mar 23 Déc 2014, 19:30
Merci.

Ouai du sang de Hayes quoi. YOLO ! Ouai Navarez aussi, mais Hayes c'est toujours plus BG que Navarez, on le sait tous :twisted:
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Jeu 25 Déc 2014, 18:20
Ajout du Chapitre 3.

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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Sam 03 Jan 2015, 22:13
Ajout des Chapitre 4 et 5
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Sam 03 Jan 2015, 23:10
Comment vous faites pour inventer des histoires comme ça ? Vous êtes ouf ! Moi j'ai pas sa...

Sinon, texte bien rédigé, et très visuel avec beaucoup de description. Continue !




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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Jeu 08 Jan 2015, 19:00
On fait ce qu'on peut, avec la cervelle qu'on a xD
Merci du commentaire.

Ajout du chapitre 6
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Sam 10 Jan 2015, 16:47
Jason Hawks a écrit:On fait ce qu'on peut, avec la cervelle qu'on a xD

Merci xD




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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

le Mar 20 Jan 2015, 23:53
Suite à un événement non désiré qui est la limite de caractères, je suis contraint de retirer le chapitre 6 et je le mettrais sur la deuxième partie que je n'avais pas envie de poster finalement, mais qu'apparemment je n'ai pas le choix si je veux le finir.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 1e Partie: Retour de flammes.

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